« L’heure est au statu quo mais en redoublant de vigilance »
L’Agefi : Pourquoi surpondérez-vous toujours les actions, malgré la faible performance des bourses depuis le début de l’année ?
Franck Nicolas : Le trou d’air observé dans l’économie semble, en grande partie, lié à la rupture de la production au Japon, conséquence du tsunami.
Dans la mesure où les indicateurs d’activité sont largement repartis au Japon depuis, où le prix de matières premières s’est également replié et devrait laisser des marges de manœuvre aux pays émergents en évacuant quelque peu les pressions inflationnistes, on peut penser que les bourses puissent reprendre de la vigueur.
Comptez-vous modifier votre allocation pour l’été ?
Nous demeurerons pour le moment faiblement surexposés aux actions et conserverons cette attitude probablement jusqu’à la prochaine annonce des résultats fin juillet, avec une vigilance particulière sur plusieurs fronts. La question des dettes publiques, en particulier en zone euro mais pas seulement, est un fort facteur d’incertitude en particulier pour le secteur bancaire.
D’une manière générale, le marché est très vendeur de volatilité ce qui n’est pas rassurant car des rachats précipités de volatilité pourraient intervenir en cas de mauvaise nouvelle.
Nous serons également attentifs à l’activité économique aux Etats-Unis qui semble marquer le pas. Enfin, l’arrêt de la politique d’assouplissement quantitatif de la Fed est également un facteur d’incertitude supplémentaire. L’heure est donc au statu quo mais en redoublant de vigilance par rapport aux facteurs rémanents de risque présents dans les marchés.
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