L’excès d’offre pèsera encore sur les valeurs locatives en 2010
Quelques transactions de grande taille pourraient réveiller le marché cet automne. Les locataires sont en position de force face aux propriétaires
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Violaine Le Gall
Les grandes transactions soutiennent encore le marché des utilisateurs de bureaux. En Ile-de-France, ces opérations, de plus de 5.000 mètres carrés, ont représenté 44 % de la demande placée sur douze mois glissants. Ce soutien pourrait se confirmer sur la fin de l’année. Dans un contexte de ralentissement économique, de grands groupes, comme Crédit Agricole et Atos Origin, souhaitent regrouper leurs équipes pour une meilleure efficacité.
Globalement, la demande placée est cependant mal orientée. Sur 2009, elle pourrait être comprise entre 1,6 et 1,9 million de mètres carrés, contre 2,4 millions en 2008.
Parallèlement, l’offre augmente compte tenu des livraisons de bureaux mis en chantier lorsque l’immobilier se portait bien. Dans ce contexte, les utilisateurs souhaitant déménager sont en position de force. Les valeurs locatives devraient continuer de baisser dans les zones de suroffre, en particulier autour de Paris l’an prochain. Par ailleurs, les mesures d’accompagnement augmentent. Outre les franchises de loyers de un à deux mois par année d’engagement, une participation aux frais de déménagement et aux travaux peut être proposée. Les locataires déjà installés profitent aussi de la baisse des marchés, sans pour autant déménager. En échange d’un allongement de leur bail, ils peuvent obtenir auprès des propriétaires un ajustement des loyers à un niveau proche des valeurs de marché actuelles.
La situation pourrait se retourner en 2011. Les spécialistes anticipent en effet une chute des offres suite à l’arrêt des lancements en blanc ces douze derniers mois, faute de financement. L’offre certaine passera de 740.000 m² en 2010 à 233.000 m² l’année suivante, d’après CB Richard Ellis.
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