L’excédent commercial de la Chine a confirmé son amorce de repli en décembre
Il a bondi de 47,7 % à 262 milliards de dollars en 2007, mais n’est ressorti qu'à 22,69 milliards en décembre, contre 26,3 milliards en novembre
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Tân Le Quang
Les efforts de la Chine visant à freiner l’envolée galopante de son excédent commercial commencent à porter leurs fruits. Si l’écart entre les exportations et les importations chinoises a bondi de 47,7 % en 2007 à 262,2 milliards de dollars, sa progression a marqué le pas en décembre, ressortant à 22,69 milliards de dollars, contre 26,28 milliards en novembre et un record de 27 milliards en octobre. Une belle surprise pour les économistes qui tablaient sur le chiffre de 24,5 milliards. Le mois dernier, les importations ont crû plus rapidement que les exportations, progressant dans l’ordre de 25,7 % à 91,7 milliards et de 21,7 % à 114,4 milliards.
La puissance asiatique, dont la croissance du PIB est attendue à +11,5 % en 2007, n’a pas lésiné sur les moyens pour éviter la surchauffe de son économie et surtout, pour répondre aux appels incessants des Etats-Unis et de l’Europe en vue d’une appréciation rapide du yuan et de la résorption des déséquilibres économiques avec ses partenaires commerciaux. Afin de juguler l’inflation et de ralentir la croissance du crédit et des investissements, l’autorité monétaire chinoise a, entre autres, relevé ses taux d’intérêt sept fois et instauré des mesures restrictives en matière d’accès au crédit et d’exportations, notamment pour l’acier et le nickel. Par ces méthodes, Pékin a réussi à donner un petit coup de frein aux entrées massives de liquidités en Chine. L’indicateur M2, mesurant l’offre de liquidité, n’a progressé que de 16,7 % en décembre, contre 18,5 % en novembre. Ceci étant, il reste toujours au-dessus de l’objectif de croissance de 16 % fixé par la Banque centrale chinoise.
Surtout, la décrue de l’excédent commercial s’est accompagnée de la poursuite de la lente appréciation du yuan. Le 16 août 2007, le dollar/renminbi avait atteint un niveau record de 7,6086. Depuis, la devise chinoise s’est renforcée de 4,6 % par rapport au dollar.Ce dernier valait 7,2620 yuans vendredi. Pour autant, le problème de l’accroissement des réserves de change, lui, n’est pas encore résolu. En décembre dernier, elles ont atteint les 1.528 milliards de dollars, contre 623 milliards à la fin janvier 2005. L’une des réponses de la Chine à ce sujet fut de lancer en septembre un fonds d’Etat destiné à placer 200 milliards de dollars de ces réserves dans des actifs étranger pour éviter une flambée des prix des actifs locaux.
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