L’euro profite de la réduction de moitié des positions vendeuses spéculatives
Le nombre de positions vendeuses de contrats à terme non commerciaux sur l’euro s’élevait le 29 juin, en net, à 73.670, contre un pic de 113.890 à la mi-mai
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Tân Le Quang
La monnaie unique a repris des couleurs face au billet vert. L’euro/dollar, qui a touché un plancher de 1,1877 le 7 juin, se traitait hier à 1,2610. Mardi, le taux de change a enregistré un plus haut de 1,2662, soit un rebond de 6,6% sur un mois. Le dénouement de plus de la moitié des positions spéculatives jouant la baisse de la devise européenne explique en partie cette hausse. Selon la CFTC, le nombre de positions vendeuses de contrats à terme non commerciaux sur l’euro s’élevait le 29 juin, en net, à 73.670, contre un pic de 113.890 à la mi-mai. Mais l’euro bénéficie d’autres facteurs de soutien.
Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ considère que la récente réduction nette de 200 milliards d’euros d’offre de liquidités dans le système bancaire européen a aidé à soutenir l’euro au travers de la tension des taux courts. En un mois, l’Euribor 3 mois s’est tendu de 10 pb à 0,742% alors que le Libor 3 mois, en dollar, est resté figé à 0,53%. «Etant donné que les rendements à court terme américains sont restés stables, cela a exacerbé le récent écartement des spreads de taux courts entre l’Europe et les Etats-Unis, aidant l’euro/dollar à prendre l’ascendant», ajoute la banque.
Cette situation pourrait ne pas durer. D’après UniCredit, le taux de change va rester autour des 1,25, pour refléter les craintes sur la croissance des Etats-Unis et la poursuite des turbulences au sein de la zone euro. Selon la banque italienne, les «baissiers» sur l’euro ont besoin d’attendre que la zone de 1,2415-1,2471 soit cassée à la baisse avant de se repositionner à la vente. Société Générale s’attend à ce que les positions vendeuses sur l’euro soient réinitialisées à un niveau de 1,25, puisque cette stratégie n’est plus surjouée.
L'assureur cède ses 10% du capital du numéro un français du capital-investissement, dont il continuera à souscrire les fonds. Les ACM portent leur participation à 23%, et le fonds new-yorkais Wafra, entré l'an dernier, monte au capital.
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