«L’euro ne baissera pas plus, sauf en cas de problèmes structurels»
Quels facteurs sont susceptibles de peser sur l’euro/dollar dans les prochains mois ?
BBVA : La crise de la dette souveraine reste un élément déterminant pour le marché des changes et devrait peser sur la valeur de l’euro/dollar au premier semestre. L’équipe stratégie de changes de BBVA anticipe pour la fin juin une parité à 1,24 mais n’entrevoit pas de baisse sous ce seuil. Nous prévoyons une amélioration de l’environnement économique vers la fin du premier semestre 2012, ce qui coïncide avec notre prévision d’un point bas sur l’euro/dollar à 1,24. Nous pensons qu’à cette période un accord aura été conclu pour renforcer le mécanisme de stabilité européen et que la Grèce évitera le défaut désorganisé sur le remboursement de sa dette. Il faudrait donc voir l’émergence de nouveaux problèmes structurels, pas encore pris en compte par le marché, pour que l’euro se déprécie davantage et franchisse le seuil de 1,24.
Attendez-vous une nouvelle intervention de la BoJ ?
Nous pensons que de nouvelles interventions de la Banque du Japon (BoJ) sont possibles dans les prochains mois si les trois conditions suivantes sont réunies. Premièrement: si la BoJ juge que la valeur du yen est artificiellement gonflée par les «spéculateurs» au-delà du fonctionnement normal du marché. La seconde: si le dollar/yen traite sous les 76,00 et surtout s’approche du seuil psychologique de 75,00. Enfin la troisième condition: si le NEER index, la valeur du yen calculée par la BoJ contre un panier de monnaies, augmente de plus de 3% en quelques jours. Ces trois conditions pourraient être à nouveau réunies d’ici 2 ou 3 mois, créant une situation favorable à une nouvelle intervention.
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