L’euro/dollar restera le plus souvent au-dessus de 1,5 au premier semestre 2010
Giuseppe Maraffino, stratégiste fixed income chez UniCredit
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Tân Le Quang
Le reflux de l’euro/dollar va-t-il se poursuivre ces prochains mois ?
Giuseppe Maraffino: L’incertitude continue de dominer. Les taux des principales devises (dollar, euro, yen, livre) resteront stables au moins pour 9 mois, et la hausse se poursuivra en Australie, Norvège et Nouvelle-Zélande. Les changes resteront dominés par l’appétence pour le risque au premier semestre 2010. Cette situation devrait évoluer au deuxième semestre, quand la Fed relèvera ses taux. Le dollar en bénéficiera moins que par le passé, dans la mesure où cette intervention sera rapidement suivie par la BoE et la BCE (bien qu’elle n’augmentera pas ses taux en 2010, la réduction des injections de liquidités rendra de fait sa politique moins accommodante). La détérioration des comptes publics américains et la croissance du déficit seront un nouvel obstacle. Nous estimons que l’euro/dollar restera le plus souvent au-dessus de 1,5 au premier semestre 2010, et sera sensible aux évolutions de l’appétit pour le risque. La nécessité de rendre le dollar plus attractif et la hausse des taux de la Fed au troisième trimestre devrait ramener la parité vers les 1,45 au deuxième semestre 2010.
Le contexte actuel est-il favorable au yen par rapport au billet vert ?
Les perspectives pour le yen restent négatives. La devise nippone sera pénalisée par l’augmentation de la propension aux risques liée à l’amélioration de la situation internationale. De plus, nous émettons des doutes sur la tolérance qu’auront à long terme les autorités nippones à garder un taux de change fort qui pénalise les exportations et de fait la reprise économique. Nous estimons que le dollar/yen se portera progressivement vers les 100, ce qui se traduira par une faiblesse du yen vis-à-vis de l’euro.
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