« L’euro/dollar est dans sa moyenne de ces dix dernières années »
Valérie Perez, responsable changes en France chez Deutsche Bank
Publié le
Laure Closier
L’Agefi: L’euro a beaucoup évolué ces dernières semaines, peut -il encore baisser ?
Valérie Perez: Les marchés restent exclusivement centrés sur les problèmes de la zone euro. De nombreux investisseurs asiatiques ou américains, trouvant le fonctionnement de notre zone compliqué voire opaque, réduisent leur allocation. Malgré le package UE / FMI et la décision de la BCE d’acheter des obligations en euros, les CDS des pays de la zone continuent de s’écarter. La tendance à court terme est donc à une poursuite des pressions baissières sur l’euro jusqu’au courant de l’été. Au-delà, les tensions actuelles et le focus des marchés devrait évoluer vers la problématique majeure des déficits jumeaux aux Etats-Unis, ce qui permettra à l’euro de s’apprécier jusqu’à un objectif de fin d’année à 1,35.
Quelle stratégie adoptez-vous au regard de sa volatilité ?
Les marchés organisés indiquent que l’euro est très survendu. La volatilité est au plus haut depuis début 2009 (inférieure à l’épisode Lehman cependant), et beaucoup plus chère à la baisse de l’euro qu’à la hausse. Nous conseillons à nos clients exportateurs désireux de saisir l’opportunité des niveaux actuels d’entrer dans des tunnels permettant de se protéger contre une appréciation de l’euro supérieure à 1,28 / 1,30, tout en bénéficiant d’un affaiblissement éventuel jusqu’à 1,10. Une telle stratégie est optimale en termes de volatilité puisqu’elle permet de payer la protection à la hausse moins cher que la vente du potentiel baissier. En termes de niveaux de couverture absolus, nous ne sommes pas très éloignés de la moyenne de l’euro/dollar de ces dix dernières années (1,20), et du cours d’introduction de l’euro (1,18).
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
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En moins de deux mois, deux fusions transatlantiques de groupes familiaux ont capoté : le rapprochement entre Estée Lauder et Puig et les discussions entre Pernod Ricard et Brown-Forman.Les problèmes opérationnels et de gouvernance ont eu raison des projets industriels ambitieux.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
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« Nos forces armées se sont reconstituées pendant la période de cessez-le-feu », a assuré Mohammad Bagher Ghalibaf, le principal négociateur iranien, qui est aussi président du Parlement iranien. De son côté, Donald Trump a modifié son agenda : il ne se rendra pas en effet au mariage de son fils pour des « raisons ayant trait aux affaires de l’Etat »
La commune d’Annay-sur-Serein a dû faire face à une problématique de taille : une eau rendue impropre à la consommation. En cause : une concentration en nitrates trop élevée. Alors que l’Agence Régionale de Santé préconisait la construction d’une usine de dénitrification, les élus ont opté pour une solution mutualisée, plus coûteuse, mais aussi plus durable