«L’euro devrait rester sous pression en début d’année 2012»

Caroline Newhouse, économiste senior chez BNP Paribas
Solenn Poullennec

L’Agefi : Comment interprétez-vous la baisse de l’euro face au dollar et au yen ?

Caroline Newhouse : Au premier semestre 2011, la politique monétaire de la Banque centrale européenne, moins souple que celle de la Réserve fédérale américaine avait contribué à soutenir l’euro. Toutefois, le changement de cap monétaire opéré à l’automne dernier et la perspective d’une baisse des taux d’intérêt de la BCE ont largement participé à l’affaiblissement de la monnaie unique, au quatrième trimestre 2011. La trop lente mise en œuvre des décisions européennes a également joué dans ce sens. L’euro devrait rester sous pression en début d’année 2012, en ligne avec la contraction de l’activité dans l’Union monétaire au premier trimestre. Vis-à-vis de l’euro, la monnaie nippone a bénéficié à la fois de son statut de valeur refuge et de l’exposition de l’économie japonaise à l’activité particulièrement dynamique de ses voisins asiatiques. L’atterrissage en douceur de la Chine (croissance du PIB de l’ordre de 8,5% en 2012, après 10,4% en 2010 et 9,2% en 2011) et des grandes économies de la région devrait renforcer les pressions haussières sur le yen.

Attendez-vous une nouvelle intervention de la Banque centrale suisse cette année ?

La Banque nationale suisse est parvenue à convaincre les marchés qu’elle défendrait le cours plancher de 1,20 euro/franc introduit en septembre dernier, l’appréciation récente du franc suisse ayant fait peser des risques baissiers sur l’évolution des prix intérieurs et les perspectives de croissance helvétique. Dans ces conditions et en dépit de ses mises en garde, nous n’anticipons pas de nouveau relèvement de plancher.

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