C’est une victoire au goût amer pour Mariano Rajoy. Certes, le Parti populaire a pris la tête des élections régionales qui se sont déroulées hier en Andalousie, bastion du Parti socialiste (PSOE), en remportant 50 des 109 sièges que compte le parlement local, un niveau historique. Cependant, en sauvant 47 sièges, le PSOE peut compter sur une alliance avec la Gauche unie, qui en décroche 12, pour priver le gouvernement du contrôle de la région. Le Parti populaire détient déjà 11 des 17 régions que compte le pays.
Un signe inquiétant à seulement cinq jours de la présentation d’un budget 2012 sous haute surveillance. Le gouvernement, qui a déjà voté 15 milliards d’euros d'économies, va devoir trouver 35 milliards supplémentaires en 2012 et 2013 pour atteindre ses objectifs de réduction du déficit à 5,3% en 2012 et 3% en 2013 avec une contraction du PIB de 1,6% prévue cette année. Une grande partie de cet effort devra provenir des régions dont le déficit doit être ramené de 2,9% du PIB en 2011 à 1,5% en 2012.
«L’Espagne doit respecter ses objectifs afin d'éviter tout revers en termes de coûts d’emprunts sur les marchés» a averti samedi le Commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn. Le président du conseil italien, Mario Monti, s’est permis de donner des leçons en estimant que si Madrid a mené une réforme «décisive» du marché du travail, elle n’a «pas accordé la même attention aux finances publiques». Il s’est dit «énormément préoccupé», expliquant «qu’il ne faudrait pas grand-chose pour provoquer une nouvelle contagion».
Les économistes estiment qu’il s’agit plus d’une crise de liquidité que de solvabilité. Les banques espagnoles disposent de près de 170 milliards d’euros empruntés à la BCE sous forme de MRO et LTRO. Des montants très largement utilisés pour acheter de la dette publique domestique.
Pourtant, les inquiétudes se sont déplacées de Rome à Madrid. Le spread entre les taux 10 ans des deux pays est passé de 200 points de base (pb) en faveur de l’Espagne en début d’année à 33 pb en faveur de l’Italie vendredi. Plus inquiétant: le retour des rendements au-dessus des 5%. Le 10 ans espagnol a gagné 19 pb à 5,39% et son équivalent italien 20 pb à 5,06%. Natixis rappelle cependant que «Madrid est le pays qui a le plus profité de la réouverture du marché consécutive aux VLTROs et pris de l’avance sur son programme avec 43% des émissions programmées effectuées», contre 23,5% pour l’Italie.
L'accélération, la transformation et la disruption ont façonné l'imaginaire économique moderne. A l'heure où la puissance de l'innovation se heurte aux limites planétaires, la question n'est plus celle de la vitesse, mais celle de la direction. Le deuxième volet de notre série consacrée aux économistes emblématiques face aux enjeux aigus du XXIe siècle.
Le groupe sud-coréen a relevé son objectif de redistribution au-delà de 50% de sa génération de trésorerie sur trois ans, anticipant le calendrier qu'il s'était fixé fin 2024. Il revendique ainsi la plus importante annulation d'actions propres de l'histoire pour une société cotée à Séoul.
Les marchés actions asiatiques ont enregistré mercredi leur pire séance depuis fin juillet, dans le sillage de Wall Street, affectés par la chute des valeurs du secteur des semi-conducteurs et les tensions sur les marchés de taux.
Le rachat de la banque régionale américaine sera finalisé ce jeudi 20 août. Avec cette opération, Santander entend changer d’échelle et rivaliser avec les géants du secteur.
Le lancement par Defiance ETFs du premier ETF américain dédié à la robotique humanoïde chinoise (CROB) met en lumière une domination désormais écrasante de Pékin sur ce marché naissant.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Le sénateur de la Côte-d'Or, président du groupe macroniste au Palais du Luxembourg, est décédé mercredi 19 août au CHU de Dijon. Il était âgé de 83 ans.
SERIE. Pour l'Opinion, notre chroniqueur Bernard Quiriny a rouvert des essais politiques d’hier à aujourd’hui, des classiques incontournables aux livres de circonstance oubliés