L’Espagne devra obtempérer à Bruxelles sous peine de probables astreintes
L’absence de contestation dans les délais de la décision de la Commission dans l’affaire E.ON-Endesa ne tranche pas définitivement la question
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Bruno de Roulhac
Les Etats membres peuvent-ils ne pas respecter le droit communautaire ? Dans son arrêt du 6 mars dernier (C-196/07) la Cour de Luxembourg a rappelé que l’Espagne a enfreint le droit européen en ne supprimant pas les conditions posées lors de l’acquisition d’Endesa par E.ON.
Alors que Bruxelles avait autorisé ce rapprochement sans conditions le 25 avril 2006, le 27 juillet suivant la commission de l’énergie espagnole avait posé 19 conditions. Deux mois plus tard, Bruxelles exigeait la suppression «sans délai» des conditions incompatibles avec le droit communautaire. Des conditions remplacées par d’autres, également non conformes. Aussi la Commission a-t-elle demandé à l’Espagne la suppression de ces conditions le 20 décembre 2006.
«Cet arrêt marque une erreur stratégique de l’Espagne, qui aurait dû contester la décision de la Commission au lieu de laisser expirer le délai de recours, explique Pierre Kirch, avocat aux barreaux de Paris et de Bruxelles, associé chez Paul Hastings. D’autant qu’une telle affaire aurait fait jurisprudence et permis de préciser les exceptions au principe de compétence exclusive de Bruxelles pour contrôler les concentrations de dimension européenne : un Etat membre peut-il imposer des obligations financières supplémentaires à l’acquéreur d’une entreprise nationale dans le domaine de l’énergie, en invoquant la sécurité d’approvisionnement du pays comme ayant un intérêt légitime national, alors que la Commission européenne a déjà donné son feu vert inconditionnel ? Une question qui n’est pas vraiment tranchée.» Alors qu’EDF n’a pas caché ses ambitions sur Iberdrola, la question reste plus que jamais d’actualité.
«L’affaire n’est pas terminée, poursuit Pierre Kirch. L’Espagne a toujours l’obligation d’obtempérer à la décision de la Commission, désormais en vertu de cet arrêt de la Cour, et doit supprimer les dispositions contraires à la décision même si l’OPA d’E.ON n’a pas produit d’effets. Si elle ne le faisait pas, la Commission pourrait intenter une nouvelle action en manquement, probablement dans un délai court de quatre à six mois, cette fois-ci pour inexécution de l’arrêt de la Cour, et vraisemblablement l’assortir d’une demande à la Cour de prononcer aussi des astreintes financières. Astreintes qui pourraient rapidement atteindre plusieurs centaines de milliers voire de millions d’euros si l’Espagne continue à refuser de s’exécuter».
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
« Il vaut mieux mettre fin à la guerre maintenant, alors que nous sommes en position de force et dans la dignité », a estimé le président iranien, Massoud Pezeshkian, vendredi 21 août. De son côté, Washington cherche à renforcer sa guerre économique contre Téhéran
Avant même la présentation de sa copie devant le Parlement, le Premier ministre recule sur une mesure d'économies qu'il avait lui-même annoncée qui devait passer par décret. Un arbitrage au goût amer pour les partisans de la nécessaire réduction du déficit