L’Espagne aura terminé le bilan complet de son secteur bancaire cet été
Le gouvernement espagnol ne veut pas reculer. Il a assuré lundi qu’il respecterait ses objectifs de déficit pour cette année en dépit d’une croissance qui devrait rester faible et maintient qu’il mènera, sans aide extérieure, la restructuration de son secteur bancaire.
Le ministre de l’Economie, Luis de Guindos, a estimé hier que la croissance devrait continuer à se contracter au deuxième trimestre de la même façon qu’au premier. Au cours des trois premiers mois de 2012, l’activité a reculé de 0,3%. Selon la Commission, le pays devrait connaître un recul de son PIB de 1,8% en 2012 et de 0,3% en 2013.
Le gouvernement garde le cap d’un déficit à 5,3% du PIB à la fin de 2012. Il a cependant dû reconnaître vendredi dernier que le déficit 2011 était de 8,9% du PIB au lieu des 8,5% prévus. Cette révision a été attribuée aux dérapages enregistrés par 3 de ses 17 régions autonomes. Eurostat devrait envoyer ses experts sur place pour analyser ce qui s’est passé et s’assurer que ce genre de bévue ne se reproduise pas. Madrid certifie que les dépenses des régions autonomes sont désormais strictement encadrées. Elles se sont engagées à réduire leurs dépenses de 13 milliards d’euros, tout en augmentant les recettes de 5 milliards d’euros.
Hier, l’exécutif a aussi choisi les cabinets de conseil Oliver Wyman et Roland Berger pour analyser d’ici au mois de juin la situation du secteur bancaire espagnol dans son ensemble. Au début du mois, le gouvernement a demandé aux établissements exposés au secteur immobilier, et donc à la montée des créances douteuses, de passer 30 milliards d’euros de provisions supplémentaires après en avoir exigé 53 milliards au mois de février. Bankia devrait avoir besoin de 7 à 7,5 milliards d’euros pour faire face à ces exigences d’après le ministre de l’Economie. Trois cabinets d’audit seront mandatés d’ici à la fin du mois de mai pour analyser la situation de chaque banque. Le résultat de cette deuxième étude devrait être rendu public dans les deux prochains mois.
Le chef du gouvernement, Mariano Rajoy, a affirmé que le pays n’aurait pas besoin d’aide extérieure pour recapitaliser ses banques. Hier, les taux espagnols à dix ans se tendaient très légèrement (1 point de base) à 6,226%.
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