L’espace unique des paiements en euros a achevé sa période de transition
Les banques et entreprises de la zone euro avaient jusqu'à la semaine dernière pour se conformer aux nouveaux standards lié au SEPA
Publié le
Solenn Poullennec
Une grande partie de l’espace unique des paiements en euros (Single Europe Payments Area ou SEPA) est officiellement mise en place. Les banques et les entreprises de la zone euro avaient jusqu’au 1er août pour s’adapter aux nouveaux standards européens en matière de moyens de paiements.
La généralisation de ces nouveaux standards prévue par une législation de 2012 est censée faciliter les transactions dans la zone euro, en dispensant, par exemple, les entreprises et les particuliers d’ouvrir un compte dans un pays voisin pour y réaliser des transactions financières. L’Espace unique des paiements est également censé accélérer les virements transfrontaliers, renforcer la protection des consommateurs en facilitant les remboursements et réduire les frais bancaires via une concurrence accrue dans le secteur. «La réalisation réussie de SEPA accélère encore l’intégration financière européenne», s’est félicité le membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), Yves Mersch, dans un communiqué, publié la semaine dernière. Plus de 2 milliards d’euros de paiements devraient se faire chaque mois dans la zone euro selon les nouveaux standards, assure la BCE.
Le nouveau cadre aurait dû entrer en vigueur en février dernier mais, devant les lenteurs de migration et de peur qu’il y ait des perturbations dans le traitement des paiements, la législation européenne avait été amendée au dernier moment. Les paiements ne respectant pas les exigences de SEPA ont été acceptés six mois de plus que prévu. «La période de transition accordée par les législateurs européens en février a eu l’effet escompté sur le marché: en donnant un peu de répit à la communauté tout en maintenant suffisamment la pression pour que la migration se poursuive», a déclaré la semaine dernière, le commissaire européen au marché intérieur et aux services financiers, Michel Barnier.
Le Français a cependant souligné que le chantier n’était pas terminé: «certains services de paiements, représentant une petite part du marché dans les pays de la zone, doivent migrer vers le SEPA d’ici à 2016. La mise en œuvre des virements et des prélèvements en SEPA pour les pays en dehors de la zone euro se poursuivra jusqu’au 31 octobre 2016.» Outre les pays de l’Union européenne, la zone SEPA comprend la Norvège, l’Islande, le Liechtenstein, la Suisse et Monaco, soit 33 pays.
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