« Les valorisations du marché de crédit sont devenues très attractives »
estime Etienne Gorgeon, responsable de la gestion crédit chez Fortis Investment
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Propos recueillis par Kaysser Cherif
L’Agefi : Quels sont les facteurs qui permettront au marché de crédit de se normaliser ?
Etienne Gorgeon : Il existe différents types de facteurs qui aideraient à la normalisation du marché de crédit. D’un point de vue fondamental d’abord, même si ce processus risque encore d’être relativement long, les banques auront à faire l’effort de restaurer la qualité de leur bilan. L’amélioration de la situation financière des banques passera nécessairement par des cessions d’actifs douteux ou risqués ainsi que par des recapitalisations, comme avec Bear Stearns, Citigroup, Morgan Stanley ou encore UBS. C’est à ces conditions que les banques rétabliront leur crédibilité et que les tensions sur le marché interbancaire s’atténueront.
D’un point de vue technique, l’action coordonnée des banques centrales devrait restaurer un certain niveau de confiance sur les marchés financiers.
Enfin, en termes de valorisation, le marché de crédit est devenu extrêmement attractif suite à l’envolée des primes de risques. Sur des notations de bonne qualité, notamment des titres bancaires, les rendements sont désormais proches de ceux offerts par le marché d’actions (entre 6 et 8 %). En fait, il existe une décorrélation entre les taux de défaut (1,6 % en 2007) et les primes de risque actuels. En comparaison, dans les années 2000 et 2001, à des niveaux de primes de risque équivalents, le taux de défaut global s’élevait à 12 %. Ainsi, les investisseurs devraient profiter de ces niveaux de valorisation, ce qui contribuera à la normalisation du marché.
Pourquoi privilégiez la catégorie de notation A ?
Nous privilégions surtout les signatures bancaires qui pour beaucoup appartiennent à cette catégorie. Ce sont les valeurs bancaires qui ont été le plus affectées suite à la crise du crédit à risque. Or, la situation du marché ne s’aggraverait qu’en cas d’une faillite d’une importante banque, ce que nous excluons totalement. Les institutions financières de référence seront toujours soutenues par les autorités gouvernementales et monétaires.
Ce phénomène météorologique s’installe et risque de perturber les productions agricoles, énergétiques et minières dans différentes zones du monde. Un facteur déstabilisant qui s’ajoute aux effets du blocage du détroit d’Ormuz et aux tensions géopolitiques.
Après l'échec d'ultimes tractations samedi 22 août, le Canada annonce des droits de douane de rétorsion à compter du 8 septembre qui correspondront aux "tariffs" américains, "dollar pour dollar".
Les conséquences économiques des températures et de la sécheresse exceptionnelles cet été sont à venir. Les impacts sont multiples, du niveau bas des rivières à l’effet négatif sur la productivité en passant par les rendements agricoles. Elles touchent de nombreux secteurs, avec des répercussions sur la croissance et l’inflation, qui s’ajoutent aux prix élevés du pétrole et du gaz.
L’activité sur le marché primaire crédit euro a nettement repris avec 20 milliards d’émissions. Les banques ont surpris avec des émissions de titres subordonnés. Côté corporate, Thales a émis des obligations dans le cadre du refinancement de l’acquisition d’Exail.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Après plus d'un an de patience et de conciliation, le Premier ministre canadien a claqué la porte des négociations commerciales et choisi de répliquer « dollar pour dollar » aux menaces américaines
Avec son projet radical et global, le candidat LFI à la présidentielle séduit parmi ceux qui veulent « changer la société ». Mais son irréalisme financier et sa méthode autoritaire soulèvent d’importantes interrogations