Les valeurs occidentales exposées aux émergents se détachent peu
Alors que l’appétit des investisseurs pour les marchés émergents a été soutenu ces dernières années, certains investisseurs ne peuvent pas - ou ne souhaitent pas - accéder directement à cette thématique, d’où l’idée de leur permettre de parier sur ce thème via les marchés développés. Certains gérants ou fabricants d’indices ont donc développé une offre s’appuyant sur des valeurs cotées dans les marchés développés mais susceptibles de profiter de la croissance des pays émergents, Bric en tête. Il est vrai que, d’ici à 2030, près d’un à deux milliards d’habitants pourraient rejoindre les classes moyennes et que la Chine ou l’Inde devraient dominer la demande d’infrastructures au niveau mondial.
Goldman Sachs a ainsi lancé en novembre 2009 l’indice DM Nifty 50, regroupant des sociétés cotées sur les marchés développés (Europe, Etats-Unis, Japon, Corée du Sud, Australie) et ayant pour point commun d’être, selon le géant américain, les grands bénéficiaires des évolutions structurelles observées sur les marchés émergents. On y retrouve des champions comme ABB, BHP Billiton, Banco Santander, LVMH, Philip Morris ou encore Schlumberger.
L’observation de ce panier livre deux enseignements. D’une part, ces valeurs ont bien affiché une performance supérieure à celle des grands indices des pays développés, avec notamment une performance annualisée en dollars de +2,5% contre un gain de +1,3% pour le MSCI World (dividendes nets réinvestis). D’autre part, on constate que la performance du panier demeure néanmoins bien loin de celle du MSCI Emerging Markets (+9,6% par an). En d’autres termes, la performance des valeurs occidentales les plus sensibles à la dynamique émergente semble davantage corrélée à celle des grandes bourses des marchés développés qu’à celle des univers émergents.
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