Les trésoriers renforcent leur dispositif en gestion de cash
La gestion du cash mobilise toujours plus l’attention des trésoriers, selon la dernière étude sur le sujet réalisée par JPMorgan Asset Management. Conduite auprès de 339 trésoriers d’entreprises dans le monde - dont la moitié ont une capitalisation supérieure à 5 milliards de dollars - , l’enquête fait notamment apparaître le recours par les entreprises à un nombre souvent croissant de banques pour leur gestion de liquidités: à l’inverse d’une tendance qui prévalait depuis plusieurs années, le quart des groupes interrogés comptent plus de cinq banques proches, contre 17% seulement d’entre eux en 2006. Une tendance qui ne semble pas liée à la peur du credit crunch, l’enquête ayant été conduite en cours d’été 2007, au tout début de la crise financière.
Souhaitant là encore garder la main sur leur gestion de cash, les entreprises, si elles utilisent de plus en plus les portails internet, privilégient les plates-formes multibancaires.
En même temps, les trésoriers veulent approfondir les relations nouées avec les banques, utilisant davantage celles-ci pour des opérations de commerce international, de conseil ou d’asset management, même si les services les plus demandés restent en premier lieu le cash management, le crédit et le change. Il est vrai qu’au-delà de la gestion du cash au sens strict, les trésoriers citent les prévisions de cash-flow et la gestion des risques parmi leurs activités croissantes. De même, ils entendent améliorer leurs prévisions de trésorerie et gérer au mieux les effets d’opérations de fusions-acquisitions éventuelles sur leur périmètre d’activité.
Parmi les outils à leur disposition, les trésoriers continuent de privilégier les structures leur offrant, pour 29% d’entre eux, une vision globale de la trésorerie dans tout le groupe, l’autonomie de gestion étant laissée dans 41% des cas aux grandes zones géographiques. Techniquement, la concentration automatique des soldes est en place dans 44% des cas, et 49% des entreprises interrogées ont opté pour les structures de type ZBA (zero balance account), celles de type notionnel étant plus difficiles à gérer sur le plan fiscal et comptable.Côté placements, les durées n’excèdent pas un mois dans la plupart des cas, les supports monétaires étant privilégiés dans 71% des cas, de même que les fonds de notation AAA. Une aversion pour le risque qui pourrait bien être accentuée dans l’étude qui est prévue pour l’été prochain…
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