Les taux de défaut sont promis à un reflux rapide en 2010
Les défauts de sociétés à haut rendement devraient atteindre un pic d’ici à la fin de l’année dans le monde, d’après l’agence de notation Moody’s
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Violaine Le Gall
La flambée des taux de défaut sera finalement plus modeste que les agences de notation ne l’avaient craint. Pour Moody’s, le taux de défaut des sociétés en Europe notées dans la catégorie spéculative culminera à 10,2% en décembre prochain. Le pic sera donc bien inférieur aux 15% anticipés en juillet dernier. Il sera aussi moins élevé qu’en 2002-2003.
Aux Etats-Unis, la fin de l’année marquera aussi un tournant. Le taux de défaut, en glissement sur douze mois, plafonnera à 13,6%. Au niveau mondial, il culminera à 12,5%, un niveau supérieur au dernier record de 12,2% atteint en juillet 1991.
Une fois ces sommets atteints, les défaillances devraient reculer rapidement, d’après les estimations de Moody’s. Le taux de défaut tombera à 4,3% en Europe, à 4,4% aux Etats-Unis et à 4,2% dans le monde en octobre 2010 dans un contexte d’amélioration de la situation économique. Toutefois, le taux à l’échelle mondiale sera encore supérieur à celui d’octobre 2008, qui s’établissait à 3%.
Même si le pic n’est pas encore atteint sur la base des données en glissement annuel, les défaillances, en données brutes, signalent déjà un ralentissement des sinistres. Alors que 19 sociétés notées dans la catégorie spéculative par Moody’s ont fait défaut en septembre, 8 seulement ont été recensées en octobre. Sur les douze derniers mois écoulés, environ 20 sociétés ont fait faillite chaque mois. En 2010, la moyenne mensuelle pourrait n'être que de 8 à 10.
Les investisseurs ont déjà anticipé cette amélioration des perspectives sur le marché high yield. Ils se sont précipités sur cette classe d’actifs, en particulier aux Etats-Unis, qui offre des rendements élevés. Sur l’année, les obligations high yield américaines affichent un rendement de 51%.
Dans le sillage de l’expansion accélérée de l’IA, le boom des data centers ouvre un nouveau champ de risques et d’opportunités pour les assureurs. Encore naissant, le marché de l’assurance des centres de données est déjà en train de se transformer et pourrait rapidement atteindre la taille du marché de l’assurance cyber.
Lucid Motors peine à sortir de l’ornière, contrairement à Rivian. Tesla est pénalisé par ses énormes investissements, tandis que General Motors se désengage de ce segment de marché.
Ce risque n’est encore qu’en septième position, alors que les risques humains et opérationnels (santé et sécurité) dominent dans le monde, particulièrement en Europe. Suivent les risques liés aux pertes de données et aux cyberattaques.
Le regain d’hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, qui ne parviennent pas à trouver un accord, a fait flamber les prix du baril de brut. Washington menace Téhéran de mesures d’isolement économique inédites.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
La maison mère de Google avait investi 900 millions de dollars en 2015 dans la société créée par Elon Musk. Sa participation, qui a grimpé à 94 milliards de dollars avec l’IPO de juin, est désormais valorisée 78 milliards de dollars.
Jakarta a inauguré le 10 août ses premiers ETF adossés à de l'or physique, un pari sur une classe d'actifs dont les encours mondiaux ont franchi les 559 milliards de dollars en 2025.
Alors que la demande explose, le secteur des aides à domicile s’enlise dans une crise structurelle où salaires bas et tarifs gelés étouffent le recrutement
SERIE. Pour l'Opinion, notre chroniqueur Bernard Quiriny a rouvert des essais politiques d’hier à aujourd’hui, des classiques incontournables aux livres de circonstance oubliés
SERIE. A la demande de l'Opinion, le patron d'Elsan et ancien directeur de cabinet des ministères du Budget et du Travail se glisse dans les habits du locataire de l'Elysée et imagine ses priorités