«Les taux de défaut n’augmenteront pas autant que le reflètent les spreads aujourd’hui»

Stefan Isaac, gérant senior obligataire chez M&G
Solenn Poullennec

L’Agefi: Comment voyez-vous évoluer le marché du crédit au deuxième trimestre ?

Stefan Isaac : Les opérations de refinancement des banques à trois ans de la BCE (LTRO) ont significativement amélioré la liquidité des banques et réduit le risque d’un éclatement de la zone euro. Mais les mesures de liquidité de la BCE ne résolvent pas les problèmes structurels auxquels fait face l’union monétaire. Les marchés obligataires devraient rester volatils tant que les gouvernements n’auront pas résolu les problèmes d’endettement. L’Europe a besoin de mettre en œuvre plusieurs actions de manière coordonnée : recapitaliser son système bancaire,développer un programme pour favoriserl’intégration budgétaire des Etats membres et promouvoir la croissance sur le continent. Néammoins, le crédit corporate offre de belles opportunités d’investissement. Les taux de défaut ne devraient pas augmenter jusqu’aux niveauxreflétés parles spreads aujourd’hui. Le segment destitres de crédit des entreprises non financièresreste en bonne santé et beaucoup ont renforcé leur bilan pour faire face aux incertitudes macroéconomiques.

Dans ce contexte, quelle est votre stratégie ?

Même si je reste positif sur la classe d’actif, je suis inquiet des risques d’inflationcompte tenu des trèsimportantesmesures de soutien qui ont étémises en œuvreau cours des dernières années. L'évolution de l’indice des prix pourrait noussurprendre parsa hausse. Avec des taux allemands très bas, je préfère privilégier une duration moyenne de crédit plutôt courte.

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