Selon les chiffres 2018 de l’AMF, le résultat d’exploitation des sociétés de gestion accuse un recul de plus de 10%, ce qui n’empêche par leur rentabilité de rester supérieure à 20%.
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Franck Joselin
L’AMF a publié les résultats de son étude sur les données financières et la rentabilité des sociétés de gestion pour 2018.
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RK.
La marge reste robuste. L’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié les résultats de son étude sur les données financières et la rentabilité des sociétés de gestion pour 2018. Les premiers constats pourraient paraître alarmants. Le régulateur constate en effet que leur résultat d’exploitation a baissé de 10,6% comparé à 2017, à 3,16 milliards d’euros en 2018, contre 3,54 milliards d’euros l’année précédente. Ce repli est la conséquence d’une augmentation de 3,7% des charges d’exploitation pendant la période (celles-ci passant de 11,85 milliards d’euros en 2017 à 12,29 milliards d’euros en 2018) pour une stagnation des produits d’exploitation, autour de 15,4 milliards d’euros. Cependant, malgré ces chiffres en baisse, la marge d’exploitation du secteur reste encore très élevée, à 20,5%. Si elle affiche un niveau inférieur aux 23% observés en 2017, ces chiffres sont comparable à ceux de 2016. En toute logique, la marge est corrélée au niveau des marchés d’actions, mais, même en période difficile, elle reste robuste et n’est jamais descendue au-dessous de 18%, même au plus fort des différentes crises financières observées depuis 2007 (le plus bas observé étant 18,1% en 2012).
Des marges jusqu'à 45%
Par ailleurs, la répartition de cette rentabilité des sociétés de gestion par décile montre qu’il est toujours possible, pour un gestionnaire, de rester extrêmement profitable. Ainsi, pour les 10% de sociétés de gestion les plus rentables, la marge peut atteindre 45,8% pour les établissements de crédit, 42,5%, pour celles détenues par des personnes physiques, 35,2% pour les entreprises d’assurances et mutuelles, 31,9% pour les sociétés de droit public et 28,4% pour les prestataires de services d’investissement (hors établissements de crédit). Evidemment tous ne sont pas logés à la même enseigne, mais ces chiffres feraient rêver beaucoup de sociétés industrielles et 90% des sociétés de gestion restent tout de même rentables.
Alors, certes, les sociétés de gestion sont confrontées à un environnement défavorable de taux bas, de marchés d’actions incertains, d’inflation des charges réglementaires, de concurrence accrue et de tensions sur les prix. Cependant, l’AMF salue tout de même le fait que «l’industrie française de la gestion d’actifs a su assurer sa profitabilité pourtant mise à l’épreuve en 2018». Les chiffres publiés ne laissent aucun doute sur ce sujet.
Fondée par Laurent Dobler, Nicolas Kieffer et Victor Gutzwiller, la jeune boutique parisienne lance sa première Sicav luxembourgeoise et anticipe un retour des allocataires d’actifs vers la gestion de conviction.
La collecte a été portées par différents pays et différentes typologies de clientèle. R-co Valor et R-co Conviction Credit Euro attirent une bonne partie des flux. Cela permet à la société de gestion d'atteindre les 50 milliards d'euros d'encours.
Goldman Sachs renforce ses positions dans la gestion externalisée des retraites, un marché très disputé où s’affrontent notamment BlackRock, Mercer et Russell Investments.
Le plus important asset manager britannique indépendant cède Benchmark, son activité de conseil financier sur le segment mass affluent gérant 37,1 milliards de livres, à Söderberg & Partners, un groupe présent dans le conseil financier et le courtage d'assurance dans les pays nordiques et aux Pays-Bas.
Eurizon regarde de plus en plus au-delà des frontières italiennes, rapporte Bluerating, citant un article d’Expansión. La société de gestion du groupe Intesa Sanpaolo a en effet engagé une démarche de renforcement international. Aujourd’hui, 17 % des encours d’Eurizon proviennent d’une clientèle extérieure au groupe Intesa Sanpaolo, mais l’objectif est d’augmenter encore cette part.
Le directeur général de Baillie Gifford, Tim Campbell, a annoncé aux collaborateurs de la société qu’ils avaient la possibilité de quitter l’entreprise, alors que celle-ci cherche à recentrer son activité sur les segments du marché à plus forte croissance, révèle le Financial Times. Il a indiqué, lors d’une visio interne récente, que les salariés basés au Royaume-Uni pourraient partir dans le cadre d’un programme de départs volontaires, avant de tenir une réunion réunissant l’ensemble du personnel sur ce sujet. Baillie Gifford, fondée en 1908, gère environ 200 milliards de livres sterling d’actifs et emploie 1.600 personnes au Royaume-Uni. Le gestionnaire d’actifs cherche à développer son activité auprès des family offices, des clients intermédiaires aux États-Unis et en Asie 5conseillers financiers et gérants de fortune), ainsi qu’auprès des clients recherchant une exposition accrue aux actifs privés.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Alors que les incendies ravagent la France et que le pays souffre d'une grave sécheresse, les débats sur la gestion des ressources en eau enflamment le débat public. Elus remontés, ONG furieuses, agriculteurs angoissés... la bataille de l'eau couve