Les sociétés de gestion françaises se montrent plus présentes lors des assemblées générales
Les opérations dilutives et la nomination d’administrateurs sont les résolutions les plus contestées, même si la proportion de votes «contre» reste stable
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Alexandre Garabedian
Les sociétés de gestion font davantage entendre leur voix auprès des émetteurs. Elles ont participé en 2011 à 11.584 assemblées générales, une hausse de 20% sur un an surtout liée à l’augmentation des votes en AG d’entreprises étrangères, selon l’enquête annuelle de l’Association française de gestion financière (AFG) menée auprès de 48 sociétés de gestion, dont 17 des 20 premières du secteur. Et ce, malgré un coût du vote «qui continue d’être perçu comme représentant une charge relativement lourde».
Plus présentes, les sociétés de gestion ne se montrent cependant pas plus contestataires. Avec 82% de vote «pour» lors des assemblées générales, 16% de votes «contre» et 2% d’abstention, leur politique n’a guère évolué entre 2010 et 2011. Un vote d’opposition a été formulé dans au moins 83% des AG d’émetteurs français, mais seulement 52% des assemblées tenues dans l’Union européenne. Une différence que l’AFG explique par un droit des actionnaires moins protecteur dans certains pays étrangers, où l’on peut par exemple «ne pas avoir à formuler des résolutions spécifiques à chaque forme d’autorisation d’augmentation de capital».
Or, la perspective d’opérations dilutives reste le principal sujet qui fâche les sociétés de gestion en France, devant les nominations de membres des conseils et les dispositifs anti-OPA (voir tableau). Mais ces sujets de discorde ont aussi un effet bénéfique, celui d’inciter au dialogue entre gérants et émetteurs, le plus souvent à l’initiative des premiers. Les gestionnaires interrogés considèrent d’ailleurs la qualité de ce dialogue «comme étant globalement positive, avec une tendance croissante à l’amélioration» selon 40% d’entre elles pour les émetteurs français.
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