Les signes de haut de cycle se multiplient sur les marchés
Ce n’est pas la première fois de l’année que la fébrilité des marchés s’accompagne d’un regain de volatilité. Avant de conclure hâtivement que la grande correction redoutée par nombre de professionnels est engagée, on doit constater que les signes de haut de cycle se multiplient et que la prudence doit reprendre ses droits.
Pour l’instant, le recul des indices s’apparente plus à une consolidation qu’à un décrochage. En cinq jours, la baisse du S&P500 comme du CAC40 se limite à quelques pourcents, sachant que les deux indices demeurent proches de leur niveau du 1er janvier et même légèrement au-dessus pour le premier.
De plus, l’un des grands moteurs de la hausse, la capacité bénéficiaire des entreprises, reste allumé. Il devrait assurer aux indices une trajectoire élevée, mais plus forcément synonyme de records en série.
Car la brutalité de la réaction des taux à l’annonce vendredi d’un regain de tension salariale aux Etats-Unis a montré que la sérénité des marchés face au risque d’inflation, dont la reprise généralisée est porteuse, a disparu. Ils ne laisseront rien passer sur ce registre et agiront en conséquence en prenant leurs bénéfices en Bourse.
Avis aux banquiers centraux dont l’habileté à piloter la remontée des taux sera cruciale : graduelle, elle restera compatible avec des indices solides ; brutale, elle pourrait provoquer une rude correction.
Avis aussi aux décideurs politiques qui songent en France à ramener les particuliers vers les entreprises et la Bourse, par une réforme de l’épargne ou des privatisations. Si le but est louable, le timing est délicat. Il faudra de solides garde-fous si l’on veut éviter une nouvelle déconvenue cuisante, du genre de celle de 2001 par exemple.
Plus d'articles du même thème
-
Audi s'apprête à construire sa première usine aux Etats-Unis
La marque haut de gamme du groupe Volkswagen a prévu d’investir 4 milliards de dollars en vue de produire jusqu’à 200.000 véhicules par an à partir de 2030. -
La BCE se dirige vers un statu quo sur fond d'envolée des spreads
D’un côté, la croissance résiste et l’inflation énergétique augmente. De l’autre, la hausse des taux longs prend le relais de la Banque centrale européenne dans le resserrement des conditions financières. L’institution devrait rester l'arme au pied jeudi, sans proposer d’intervenir sur les taux français. -
Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
L’insurtech, alliée pour l’occasion à Allianz, arrive première dans l’appel d’offres du contrat santé quinquennal destiné à couvrir les salariés des organismes de sécurité sociale. L’instance paritaire qui doit entériner ce choix a été démise de ses pouvoirs pour quelques semaines, le temps qu’une administratrice provisoire valide la décision. -
La perte abyssale de Volvo Cars le pousse à intensifier ses restructurations
Le constructeur suédois a lancé un nouveau plan d’économies de 5 milliards de couronnes, qui entraînera la perte de 2.500 emplois supplémentaires. -
« Nous gardons un biais positif sur les actions américaines »
Nicolas Laroche, Global Head of Advisory & Asset Allocation, UBP -
«Notre crainte est que le marché du crédit reste volatil»
Benoist Grasset, gérant high yield chez Generali Investments
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Les autorités françaises publient leurs propositions sur le règlement européen MiCA
- Tikehau cherche à s'adjoindre un nouveau partenaire stratégique
- La collecte des ETF obligataires bondit de 60% début octobre en Europe
Contenu de nos partenaires
-
EruptifEmmanuel Macron et Sébastien Lecornu face aux crises : comment trouver la sortie ?
Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu doivent répondre aux revendications des lycéens et des syndicats alors que les violences peuvent à nouveau enflammer la France -
CitadelleA Orléans, le récit de « civilité » de Marine Le Pen et du RN à l’épreuve des tensions
Marine Le Pen a placé son lancement de campagne sous le signe de la « civilité », promettant concorde et apaisement. Mais les incidents se sont multipliés à Orléans -
EditoY a-t-il encore une place pour le camp des raisonnables ?
L'ignoble attentat raciste de Trappes a donné un tragique prolongement aux haines qui prospèrent dans une France polarisée et à bout de nerfs.