Les RMBS européens pâtissent de la notation des pays et des banques
Selon S&P, si toutes les contreparties bancaires britanniques étaient notées AAA, les RMBS locaux seraient sensiblement mieux notés
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Solenn Poullennec
La notation des Etats et des banques continue d’affecter sérieusement les opérations de titrisations. Selon une étude publiée par Standard and Poor’s, près d’une titrisation adossée à des crédits hypothécaires résidentiels (RMBS) sur trois voit sa note limitée par le risque de pays ou un risque de contrepartie important.
Habituellement, c’est la qualité de crédit des prêts sous-jacents aux titrisations ou alors la structure des transactions qui est déterminante pour leur notation. Mais au premier trimestre de 2012, moins de 15% des dégradations de RMBS s’expliquaient par une baisse de la performance du collatéral.
D’autres facteurs ont joué, comme la dégradation de la qualité de crédit du pays d'émission des titrisations. Schématiquement, si un pays est en crise, l’agence de notation estime que les bénéficiaires de prêts sous-jacents aux RMBS peuvent avoir des difficultés à rembourser. S&P a aussi attaché beaucoup d’importance à la qualité de crédit des contreparties bancaires : leurs difficultés peuvent ralentir les versements aux porteurs de titrisations.
Aux Pays-Bas, le risque de contrepartie limite la note d’environ 10% des tranches de RMBS. Autrement dit, si toutes les contreparties hollandaises avaient comme le pays la meilleure note possible, les obligations auraient, en moyenne, une note de 0,3 cran supérieure à celle d’aujourd’hui. La part des titrisations limitées par le risque de contrepartie passe à 40% dans le cas des RMBS britanniques. Dans l’hypothèse où les contreparties auraient la meilleure note possible, les RMBS de bonne qualité pourraient avoir une note supérieure de 1,1 cran en moyenne.
La différence est encore plus notable pour des pays comme le Portugal qui souffrent à la foi du risque pays (il est noté BB par S&P) et de contrepartie. Si ces deux derniers étaient négligeables les notes des RMBS locaux seraient en moyenne de 1,7 point supérieures. Près de 45% des encours de RMBS portugais et italiens sont notés comme leur pays: si ces derniers étaient dégradés, la note des titres serait automatiquement abaissée.
Ce risque n’est encore qu’en septième position, alors que les risques humains et opérationnels (santé et sécurité) dominent dans le monde, particulièrement en Europe. Suivent les risques liés aux pertes de données et aux cyberattaques.
Le regain d’hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, qui ne parviennent pas à trouver un accord, a fait flamber les prix du baril de brut. Washington menace Téhéran de mesures d’isolement économique inédites.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
La maison mère de Google avait investi 900 millions de dollars en 2015 dans la société créée par Elon Musk. Sa participation, qui a grimpé à 94 milliards de dollars avec l’IPO de juin, est désormais valorisée 78 milliards de dollars.
L’économie suisse a surpris par son dynamisme au deuxième trimestre avec une croissance de 1,5% par rapport au trimestre précédent alors que les économistes anticipaient une contraction.
Jakarta a inauguré le 10 août ses premiers ETF adossés à de l'or physique, un pari sur une classe d'actifs dont les encours mondiaux ont franchi les 559 milliards de dollars en 2025.
Le futur porte-avions français « France-Libre » doit être équipé de catapultes électromagnétiques, technologie américaine à laquelle Donald Trump vient de renoncer pour ses nouveaux porte-avions. D’après le ministère des Armées, cela ne crée « aucun risque » identifié
Un tremblement de terre de magnitude 7,7 a été enregistré dans l’est de l’Indonésie. Il a provoqué la mort d’au moins 40 personnes. L’alerte au tsunami a été levée
Les universités anglo-saxonnens trustent toujours le palmarès international du classement de Shanghaï. Néanmoins, 27 établissements français s’arrogent des places estimables, dont Paris-Saclay à la 13e place