Les risques cachés de la gestion passive
La gestion passive a le vent en poupe et l’on comprend pourquoi: elle permet aux investisseurs de s’exposer à un marché facilement et à moindre coût. Mais à y regarder de plus près, la gestion passive recèle des risques dont les investisseurs n’ont pas toujours conscience.
L’un des premiers risques à souligner est sans doute celui de la concentration. S’exposer à un marché en choisissant une gestion passive qui réplique un indice conduit à une concentration du risque sur les plus grosses valeurs, les indices étant généralement pondérés par les capitalisations boursières. Ainsi avec une gestion passive, non seulement l’investisseur s’expose potentiellement à un nombre limité de valeurs, mais également à celles qui ont le mieux performé par le passé. Autrement dit la gestion passive conduit à acheter des titres chers (ceux qui ont bien performé et donc accru leur capitalisation boursière) et vendre des titres bon marché. Cette stratégie paraît contraire au bon sens et l’on constate qu’une simple équi-pondération des valeurs de l’indice conduit à des performances nettement supérieures à long terme.
De même, acheter un indice conduit l’investisseur à acheter les gagnants d’hier et négliger ceux de demain: les plus petites valeurs en devenir, de qualité et prometteuses seront par définition peu présentes en portefeuille. Enfin, contrairement au gérant passif, le gérant actif offre la possibilité d’une vraie discrimination entre les titres qui montent (ou baissent) pour des raisons fondamentales et ceux qui ne font que suivre le courant. Sur les marchés, on le sait, un comportement grégaire peut être dangereux, en particulier lorsque tous les investisseurs souhaitent se défaire des mêmes actifs au même moment. Une vraie gestion active permet de mitiger ce risque.
{"title":"","image":"81413»,"legend":"Bourse, ETF: les risques cach\u00e9s de la gestion passive»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
La BCE suit la boussole des marchés
La banque centrale joue la montre avant une très probable hausse de taux en septembre, le temps d’avoir les données pour la justifier. Le Conseil des gouverneurs donne cependant l’impression de se satisfaire de voir les marchés anticiper, voire guider ses décisions. Malgré des taux à 10 ans au plus haut depuis longtemps. -
La gestion d'actifs sauve tout juste les résultats de Lazard
La banque d’affaires cotée à New York a vu son bénéfice fondre de 90% au deuxième trimestre, sous l'effet d'un taux d'impôt exceptionnellement élevé et de charges liées au rachat en cours de Campbell Lutyens. -
Les banques acceptent les conditions de Casino pour soutenir sa restructuration
Elles ont accepté de mettre en œuvre la restructuration financière privilégiée par le distributeur même en cas d’opposition des autres créanciers. Les incertitudes juridiques sur le dossier restent élevées. -
La guerre au Moyen-Orient contraint la France à changer de fournisseurs de pétrole
Brut ou raffiné, le pétrole importé du Moyen-Orient s’est tari avec la guerre contre l’Iran, contraignant la France à en acheter davantage aux Etats-Unis et au Kazakhstan, mais aussi au Nigeria, à la Norvège ou à Israël. -
Valeo va rembourser par anticipation ses obligations à échéance 2027
Le montant nominal en circulation de ces obligations est de 750 millions d'euros. -
La place de Paris peine à trouver des pistes pour encadrer les organisations de la finance décentralisée
Le Haut Comité juridique de la place financière de Paris a publié un rapport mercredi 22 juillet pour donner ses premières propositions concernant un éventuel cadre juridique pour les organisations autonomes décentralisées sur la blockchain.
ETF à la Une
T. Rowe Price lance un ETF multi-crypto à gestion active
- Mirova négocie la cession de son pôle private equity à Jolt Capital
- Amundi va générer une plus-value de 300 millions d'euros avec l'IPO de SBI FM
- Fabrice Kremer va succéder à Guy Wagner en tant que directeur des investissements de BLI
- Echiquier Gestion Privée mise sur l'architecture ouverte pour séduire de nouveaux clients
- Une majorité d’ETF classés Article 8 détiennent des titres de fabricants d’armes
Contenu de nos partenaires
-
L'art de perdre« Si on double le score d’Hidalgo, ce sera un exploit » : comment toute la gauche hors LFI a intégré sa défaite en 2027
Plus que la présidentielle, jugée perdue d’avance, ce sont les législatives, voire les régionales de 2028, qui préoccupent des formations de gauche et écologistes passées en mode survie -
Fin de sessionLFI : à l'Assemblée, la stratégie de la terre brûlée
A mesure que le RN s'associe au gouvernement, LFI se construit en adversaire résolu. Dans l'hémicycle, chaque défaite est pensée comme une victoire politique au service de la campagne de Jean-Luc Mélenchon -
EditorialMeurtre à Crépol : regarder en face le « racisme anti-blanc »
Il ne faut pas se laisser piéger par les communautaristes patentés qui prônent une hiérarchie dans la haine raciale, ni par la clique sociologisante qui réfute ce racisme appliqué aux Blancs au prétexte qu'il ne relèverait pas d'une oppression systémique