La forme de la courbe de volatilité laisse la possibilité d’acheter à bon prix des put spreads sur les maturités éloignées
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Jérôme Deneaux - Newedge
Les derniers jours de 2009 ont été l’occasion d’une importante correction des rendements obligataires, suite à des données macroéconomiques meilleures qu’attendu, au mini-rally des marchés actions, et enfin à l’attente d’une importante offre de papiers dans les mois à venir.
Il est intéressant de noter que l’écart entre les parties courte et longue de la courbe obligataire allemande, après avoir fortement augmenté au cours du mois de décembre (passant de 188 bp à 213 bp), s’est inscrit à 204 bp le dernier jour de l’année. La perspective de la fin de l’assouplissement quantitatif et une rotation d’actifs ont davantage pesé sur la partie courte de la courbe.
D’autre part, on notera en ce début d’année que les écarts entre les rendements des obligations allemandes et françaises - mais aussi belges - sont à leurs plus bas niveaux depuis plus d’un an. Par ailleurs, après avoir fortement augmenté, l’écart face à la dette grecque s’est également resserré.
Dans les mois qui viennent, les rendements obligataires devraient rester sous pression. En effet, les Bourses mondiales semblent avoir encore quelques belles heures devant elles, tout du moins au cours du premier trimestre, avec un consensus sur les résultats assez bas, et un PER toujours historiquement faible sur le S&P 500.
Il n’est donc guère surprenant d’observer sur le future Bund, depuis la mi-décembre, une forte hausse du ratio put/call, aussi bien pondéré par le gamma que par le vega. Les opérateurs semblent privilégier massivement l’achat de protection contre une hausse des rendements obligataires.
La forme de la courbe de volatilité laisse néanmoins toujours la possibilité d’acheter à bon prix des put spreads sur les maturités éloignées (juin 2010). Ce serait un tort de s’en priver.
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