Les prix de l’immobilier résidentiel restent stables en mars aux Etats-Unis
L’indice S&P/Case-Shiller affiche une baisse de 0,5 % sur un mois en mars. Sur un an, il reste en hausse à 2,3 %. Mais le mois d’avril s’annonce difficile
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Laure Closier
L’indice Case-Shiller de l’immobilier américain publié hier n’aura pas fait repasser les indices boursiers au vert. Les prix des maisons sont restés pratiquement stables en mars pour les vingt plus grandes métropoles américaines. Sur une base brute, ils ont reculé de 0,5% sur un mois, après une baisse de 0,9% en février. Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un indice brut en baisse de 0,4%. Après être repassé en février pour la première fois en territoire positif depuis décembre 2006, les prix en rythme annuel restent dans le vert, en mars, à 2,3%.
«Cette apparente résistance des prix ne reflète pas nécessairement une tendance à long terme», commente Teunis Brosens économiste chez ING. En effet, la date fatidique du 30 avril, qui correspond à l’expiration des mesures de soutien aux acquéreurs, arrive à grand pas dans les statistiques. Un stimulus artificiel qui devrait laisser place à une nouvelle baisse des prix. «Nous n’y verront clair qu’à l’été», poursuit Teunis Brosens. Côté BNP Paribas, pas beaucoup plus d’optimisme «Nous ne nous attendons pas à voir une pression à la hausse sur les prix domestiques dans un futur proche», explique l’économiste Yelena Shulyatyeva. En effet, malgré l’augmentation de ventes domestiques existantes, les stocks de maisons à vendre sur le marché ont augmenté pour le troisième mois d’affilée en avril».
Sur l’ensemble du premier trimestre, les prix des maisons individuelles continuent de reculer à 3,2%, en données brutes, contre une baisse de 1% au quatrième trimestre 2009. L’indice affiche cependant une hausse de 2% par rapport à la même période l’an passé.
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