Les prix de l’immobilier dans les grandes villes américaines ne reculent plus depuis deux mois
Depuis le milieu de l’année 2006, les prix ont tout de même chuté de 35% selon Standard and Poor’s
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Solenn Poullennec
Le marché immobilier américain semble se stabiliser, à des niveaux extrêmement bas. Entre février et mars, l’indice Case-Shiller des prix dans les vingt plus grandes villes américaines a progressé de 0,1%, en données ajustées des variations saisonnières selon Standard and Poor’s (contre 0,2% attendu par le consensus de Reuters). Les prix avaient déjà progressé de 0,2% entre les mois de janvier et février.
Sur l’année, les prix dans ces grandes villes reculent cependant de 2,6%. Les chiffres du premier trimestre permettent aussi de relativiser l’idée d’un redressement du marché. Au premier trimestre, l’indice national se replie de 2% par rapport au trimestre précédent et de 1,9% sur un an. Depuis le pic enregistré au second trimestre de 2006, il s’est même effondré de 35%. «Même si on peut noter une amélioration dans certaines régions, les prix de l’immobilier ne se sont pas retournés», note David M. Blitzer, président du Comité des indices de S&P.
L’agence de notation veut rester optimiste en notant que dans seulement trois villes (Atlanta, Chicago et Detroit), les prix des maisons ont baissé par rapport au mois de mars de l’année dernière tandis qu’ils ont progressé dans sept grandes villes (Charlotte, Dallas, Denver, Detroit, Miami, Minneapolis et Phoenix). Pour que la reprise se confirme, S&P souligne cependant qu’il faudrait voir les prix non seulement remonter d’un mois sur l’autre mais aussi par rapport à l’année dernière.
Quelques signes laissent d’ailleurs espérer un redressement très progressif du marché. Ainsi, les ventes de logements neufs ont progressé de 3,3% en avril par rapport au mois précédent, à 343.000 unités, soit une progression de 9,9% sur un an. Quant aux ventes de logements anciens, elles ont progressé de 3,4% à 4,7 millions d’unités.
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