«Les premiers mois de 2012 devraient continuer à être ballotés par les vents contraires»
Claire Chaves d’Oliveira, gérante actions européennes chez Groupama AM
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Bruno de Roulhac
L’Agefi : Pourquoi anticipez-vous un recul du CAC 40 à horizon 6 mois ?
Claire Chaves d’Oliveira : Si la BCE n’a pas fourni le Quantitative Easing rêvé par les marchés, le financement illimité des banques à 3 ans (LTRO) constitue néanmoins une bonne nouvelle. A minima, il permet d’éviter aux banques le refinancement massif prévu en 2012, et laisse la place aux appels au marché obligataire de la part des Etats.
Mais le point le plus important est toujours la grande incertitude du côté de la résolution de la crise européenne : les premiers mois de 2012, semés d’échéances électorales majeures, devraient continuer à être ballotés par les vents contraires, que ce soit à court terme comme à plus long terme (intégration fiscale et budgétaire qui reste à construire). La résolution de la crise ne devrait se concrétiser qu’au second semestre.
Qu’attendez-vous des publications 2011 et des perspectives 2012 ?
La dégradation des résultats anticipés par le consensus des analystes s’est stabilisée pendant la trêve des confiseurs mais les profit warnings accumulés en ce début d’année devraient relancer le mouvement. Nous affichons toujours une certaine prudence quant à la solidité des marges des entreprises dans un contexte de ralentissement global ; nous n’avons pas modifié nos anticipations de résultats toujours très en-deçà du consensus (-9% pour la zone Euro). A noter qu’en Europe la variation des bénéfices dépend lourdement du secteur financier: ainsi, ce secteur contribue pour 45% de la croissance des bénéfices 2012 anticipée par le consensus (Stoxx 600).
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”.
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
La «Visa Stablecoin Platform» permettra la détention, l'échange et l'émission de stablecoins. Elle sera accessible en version bêta à une sélection de clients dans un premier temps.
L’Autorité des marchés financiers objective dans un document de travail l’attrition de la place de Paris, chiffrant la baisse du nombre d’émetteurs sur Euronext Paris et Euronext Growth, ce marché enregistrant un recul depuis 2024.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
L’exécutif étudie une baisse de 10 centimes par boîte du prix du paracétamol. Une idée qui ferait économiser 30 millions d’euros à l’Assurance maladie sur un an
Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides