Les pays émergents, moteur de la croissance de HSBC
A l’image de sa compatriote Standard Chartered la semaine passée, HSBC recueille les fruits de sa stratégie de développement sur les marchés émergents. La banque britannique a en effet levé le voile lundi sur des résultats annuels marqués par une progression de 10 % du bénéfice imposable à 24,2 milliards de dollars (16 milliards d’euros). Une performance permise en dépit d’importantes dépréciations, de 17,2 milliards de dollars contre 6,7 milliards un an plus tôt, principalement liées aux marchés hypothécaires américains. Dans la banque de détail, les charges pour dépréciations liées au subprime ont crû de 79 % à 11,7 milliards de dollars.
« Nous avons enregistré des résultats exceptionnellement solides en Asie-Pacifique, en Amérique latine et au Moyen-Orient, tout en étant confrontés à des difficultés considérables en Amérique du Nord », a souligné Stephen Green, président du groupe bancaire. Les bénéfices de la banque sur ces marchés émergents en forte croissance ont ainsi crû de 41 % à 15 milliards de dollars. « En excluant les problèmes de HFC (NDLR : société américaine de prêts de HSBC), les tendances sous-jacentes par zones géographiques se sont révélées robustes, avec une mention particulière pour Hong-Kong et l’Asie, marqués par des progressions de bénéfices de 42 % et 70 % respectivement », relève le bureau d’études Keefe, Bruyette & Woods (KBW).
HSBC entend dès lors tirer son épingle du jeu au sein d’un environnement marqué par des « perspectives incertaines ». « Le ralentissement économique et le devenir des activités de crédit aux Etats-Unis pourraient encore empirer avant de s’améliorer. Avec une part importante du système financier international toujours en difficulté dans les marchés développés, l’accent de HSBC sur les marchés émergents à plus forte croissance signifie que nous sommes mieux positionnés que la plupart de nos concurrents », a déclaré Stephen Green.
Dans ce contexte, HSBC a dressé une liste de critères de performance à respecter. La banque vise notamment un retour sur fonds propres compris entre 15 % et 19 % sur la durée d’un cycle d’investissement, un coefficient d’exploitation de 48 %-52 %, un ratio Tier 1 défini par les normes de Bâle II de 7,5 % à 9 % et un rendement total pour l’actionnaire supérieur à ceux réalisés par la moitié de ses concurrents.
Plus d'articles du même thème
-
La France a les atouts pour relancer sa compétitivité
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions. -
PARTENARIATRéindustrialisation : reconstruire une souveraineté durable
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”. -
Le rapport de la Commission sur la compétitivité bancaire peine à convaincre
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités. -
Visa lance sa plateforme de stablecoins
La «Visa Stablecoin Platform» permettra la détention, l'échange et l'émission de stablecoins. Elle sera accessible en version bêta à une sélection de clients dans un premier temps. -
La cote parisienne s'érode inexorablement
L’Autorité des marchés financiers objective dans un document de travail l’attrition de la place de Paris, chiffrant la baisse du nombre d’émetteurs sur Euronext Paris et Euronext Growth, ce marché enregistrant un recul depuis 2024. -
Les fonds suédois collectent près de 1,5 milliard d’euros en juin
L’encours des fonds suédois atteint un nouveau record à 910 milliards d’euros.
ETF à la Une
GMO met au point un ETF dédié aux infrastructures face à la forte croissance du secteur de l'électricité
- Natixis Investment Managers crée sa plateforme d’ETF actifs
- BlackRock dépasse les 15.000 milliards de dollars d’encours sous gestion
- Alséa Partners relance le pari de la gestion « quality growth » en partenariat avec Quaero Capital
- Goldman Sachs enregistre des encours record au deuxième trimestre 2026
- L&G dévoile un nouvel ETF Ucits sur les actions mondiales
Contenu de nos partenaires
-
Ukraine : nouvel appel à manifester à Kiev pour soutenir l'ex-ministre de la Défense, Mykhaïlo Fedorov
A Kiev, notamment, des manifestations ont eu lieu pour demander le retour de Mykhaïlo Fedorov à la tête du ministère de la Défense et le renvoi du commandant en chef des forces armées ukrainiennes, Oleksandr Syrsky -
Guerre au Moyen-Orient : l'échange de frappes continue entre l'Iran et les Etats-Unis
Des bombardements américains ont fait trois morts dans le sud de l’Iran. Téhéran a répliqué : l’armée jordanienne a intercepté des missiles, tandis que Bahreïn et le Koweït ont aussi été la cible du régime iranien -
Ane de BuridanMélenchon ou Glucksmann ? Le choix impossible qui menace de faire imploser les Ecologistes de Marine Tondelier
En l’absence de primaire, les Verts n’ont plus les moyens de mener une candidature autonome à son terme. Quitte à n’être qu’une force d’appoint, certains autour de Marine Tondelier préparent déjà l’après : négocier un ralliement à la présidentielle contre des circonscriptions aux législatives