Les partis grecs se mettent d’accord sur les mesures d’austérité budgétaire
Les trois partis politiques constituant la coalition gouvernementale grecque sont finalement parvenus à un accord sur des mesures d’austérité d’un montant de 11,5 milliards d’euros sur les deux prochaines années qui étaient exigées par les créanciers internationaux d’Athènes, après que le dirigeant du parti socialiste (Pasok) ait abandonné ses objections concernant les coupes prévues sur les retraites et le secteur public. «La proposition du Premier ministre a été acceptée par les dirigeants politiques», a déclaré aux journalistes le ministre des Finances, Yannis Stournaras, à l’issue de trois heures de discussions.
Le Premier ministre, Antonis Samaras, et Yannis Stournaras ont indiqué qu’ils ne voulaient pas soulever la question de la renégociation du plan de renflouement avec les bailleurs avant que la Grèce ne regagne sa crédibilité après deux ans d’objectifs non atteints et de promesses vides.
Le chef de file des socialistes du Pasok, Evangelos Venizelos, a indiqué pour sa part que la Grèce devait demander un délai supplémentaire pour atteindre les objectifs fixés dans le cadre du plan de sauvetage financier du pays. Mais il a mis de côté sa requête pour le moment dans l’intérêt de son pays pour faciliter les discussions avec la Troïka (FMI, BCE et Commission européenne). «Nous ne sommes pas en charge de conduire le pays aux élections. Je suis contraint d’accepter le point de vue du Premier ministre parce que c’est lui qui est le responsable», a déclaré Evangelos Venizelos.
Le temps presse en effet pour la Grèce qui cherche à s’assurer d’obtenir les fonds pour s’acquitter d’une échéance longtemps repoussée de 31,2 milliards d’euros le mois prochain. «Les réserves de cash sont pratiquement à zéro. Il n’est pas possible de dire combien de temps elles dureront car cela dépend de l’exécution du budget, mais nous sommes proches de la rupture», a alerté mardi le ministre Christos Staikouras. Si la Grèce venait à court de trésorerie, elle devrait lever 3,2 milliards de plus ce mois-ci pour rembourser le 20 août une échéance de 3,2 milliards d’une obligation détenue par la Troïka.
La directrice du FMI a à nouveau exhorté Athènes hier à mettre en œuvre le plan d'économies drastique exigé en contrepartie du versement de la deuxième tranche de 130 milliards d’euros. «Nous serons honnêtes, mais nous serons exigeants et nous ne serons pas complaisants», a ainsi averti Christine Lagarde.
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