Les opérations d’externalisation immobilière animent le marché

Michelin et PSA viennent de vendre leur siège parisien, l’un vide, l’autre loué. Quelques transactions similaires seraient dans les tuyaux
Alexandre Garabedian

Coup sur coup, Michelin et PSA viennent de procéder à deux cessions immobilières d’envergure à Paris. La logique est différente, mais les résultats identiques, avec de confortables plus-values à la clé. Le fabricant de pneumatiques, qui avait déjà regroupé ses équipes à Boulogne mi-2011, a cédé à Covéa un immeuble vide, son antenne parisienne de la rue de Breteuil, pour 110 millions d’euros et une plus-value estimée à 100 millions environ. PSA, de son côté, continuera à louer son siège de l’avenue de la Grande Armée, qu’il a vendu 245 millions d’euros à Ivanhoe Cambridge dans le cadre d’un sale and lease back. La transaction ferait ressortir un rendement supérieur à 5%, selon des sources proches.

Ces deux opérations laissent-elles présager une vague de ventes de sièges sociaux de la part d’entreprises, comme dans les années 1990? Pas vraiment, répondent les professionnels. «Quelques industriels dont l’accès au financement devient plus difficile pourraient être tentés par des externalisations immobilières, mais leur nombre est limité», précise Oliver Ambrosiali, directeur investissement Ile-de-France chez BNP Paribas Real Estate, par ailleurs conseil de Michelin. PSA rentre dans cette catégorie. Le constructeur automobile, qui avait d’abord mis le dossier sur le marché en octobre afin de bénéficier d’avantages fiscaux sur les plus-values immobilières arrivant à échéance fin 2011, l’a relancé en février.

Olivier Gérard, président de Cushman & Wakefield France, rappelle même que «ces dernières années, les utilisateurs ont préféré acheter leurs actifs immobiliers, avec des volumes d’acquisition de 1,4 milliard d’euros en 2008, 1,5 milliard en 2009, 530 millions en 2010 et 1,8 milliard l’an dernier sur la France entière.» Dans le même temps, les opérations de sale and lease back ont atteint 330 millions en 2009, puis 1,2 milliard l’année suivante avant de retomber à 820 millions en 2011.

Quelques autres sale and lease back sont aujourd’hui en cours de montage, indique Jean-Dominique Casalta, associé du cabinet Allen & Overy et conseil d’Ivanhoe Cambridge. De quoi relancer un marché francilien qui a connu un premier trimestre sans grand relief dans l’investissement de bureau.

Un évènement L’AGEFI

Plus d'articles du même thème

ETF à la Une

Contenu de nos partenaires

A lire sur ...