Les obligations chinoises font une entrée symbolique dans les grands indices
Il s’agit d’un pas symbolique. Le processus d’inclusion des obligations de l’Etat chinoiset des banques de développement d’Etat (policy banks) onshore, libellées en renminbi, au sein de l’indice Bloomberg Barclays Global Aggregate débute ce lundi. Au cours d’une période qui sera étalée sur les vingt prochains mois, l’indice abritant environ 54.900 milliards de dollars de titres augmentera de manière progressive. Au terme de ce processus, il aura ainsi intégré un nombre de 364 obligations chinoises, qui représenteront 6,1% du montant total de l’indice, et constitueront également le quatrième univers, derrière les titres libellés en dollar, en euro, et en yen. L’indice obligataire FTSE Russell WGBI pourrait aussi annoncer l’inclusion des titres chinois en septembre.
La première phase du processus d’inclusion dans l’indice BBGA devrait ainsi permettre d’attirer, entre 250 et 500 milliards de dollars d’investissements étrangers «passifs» sur le marché obligataire chinois, qui pèse actuellement quelque 13.000 milliards. «La duration moyenne des obligations chinoises onshore, d’Etat et des policy banks est, à 5,5 années, plus faible que celle de l’indice Bloomberg Barclays GA, de 7 ans, et leur rendement moyen, de 3,2%, est plus élevé que celui de l’indice, de 1,9% non couvert du risque de changes. Les obligations chinoises offrent ainsi une opportunité intéressante pour les investisseurs en termes de rendement supplémentaire et de diversification des risques, avec une classe d’actifs qui est très peu corrélée aux autres marchés obligataires mondiaux», explique UBS Asset Management.
L’univers des obligations onshore d’Etat et des policy banks, proposé dans l’indice, pourrait cependant rebuter nombre d’investisseurs étrangers. D’autant que sur les 1.510 milliards de yuans (200 milliards d’euros) de titres chinois qu’ils détenaient l’an dernier, une part de 97% était déjà constituée par ce type d’actifs qui sont appelés «actifs ennuyeux» par les banquiers locaux, du fait de leur inertie. «Les entrées de capitauxsur le marché obligataire chinois onshore étaient deux fois plus importantes que celles sur les actionsau cours de l’année 2018, mais la tendance s’est inversée au cours des deux premiers mois de cette année avec des achats nets d’obligations qui sont devenus significativement inférieurs aux achats d’actions avant leur intégration dans l’indice obligataire Bloomberg Barclays», explique BNP Paribas.
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