Les ministres des Finances de la zone euro actionnent le Fonds de stabilité
Réunis jeudi à Bruxelles, ils ont donné mandat au directeur général du FESF pour accompagner l’échange d’obligations grecques
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Florence Autret, à Bruxelles
Une simple téléconférence est prévue le 9 mars pour vérifier que les «conditions nécessaires» au déboursement des titres du FESF destinés à appuyer l’échange seront bien remplies. Ces conditions portent sur l’ampleur de la participation à l’offre d’échange, qui sera close le 8 mars, et sur la mise en œuvre des actions politiques prioritaires définies le mois dernier. Si elles sont remplies, le FESF entrera en jeu à quatre niveaux.
S’agissant d’abord du «sweetener», cette compensation en liquide à concurrence de 15% de la valeur nominale des titres échangés versée aux créanciers privés, le Fonds va procéder par émission de deux séries d’obligations de 15 milliards d’euros à échéance de respectivement un an et deux ans. Les créanciers recevront donc en réalité dans un premier temps du papier du FESF, ce qui donnera à ce dernier le temps de lever sur le marché les fonds nécessaires, soit 30 milliards au total. «Nous aurons jusqu’à 24 mois pour aller sur le marché et lever ces fonds à long terme», a expliqué hier soir une source européenne. Les banques, elles, pourront placer ce papier auprès de la BCE pour obtenir des liquidités.
Le Fonds procèdera de façon similaire pour financer les 5,5 milliards d’intérêt dus sur les titres échangés depuis le versement du dernier coupon. Le paiement se fera dans ce cas avec des titres à 6 mois. Le gouvernement grec recevra aussi 23 milliards d’euros d’obligations du FESF dont il pourra disposer pour opérer la recapitalisation de ses banques.
Enfin, les ministres se sont entendus sur une opération temporaire destinée à couvrir les risques de l’eurosystème pendant la période, supposée très courte, où la Grèce sera en défaut. Athènes recevra pour 35 milliards d’euros d’obligations du FESF à un an. Ce papier sera placé auprès d’une banque centrale, probablement la banque centrale de Luxembourg (BCL) qui en disposera comme d’une garantie au bénéfice des autres banques centrales afin que ces dernières continuent d’accepter des obligations grecques comme collatéral pendant la période du défaut. «Au cas où une banque centrale encourrait une perte sur ses encours de dette grecque, elle pourrait aller demander une compensation auprès de la BCL», explique cette source. Signe que les Européens n’excluent pas totalement le risque d’un défaut désordonné, l’échéance de ces titres a été fixée à un an.
L’annonce d’un doublement des liquidités pour les rachats de bons du Trésor américain, deux semaines seulement après la publication du programme de financement trimestriel, trahit une forme d’urgence face à un marché de taux qui risque le dérapage incontrôlé.
L’action Moderna bondit de plus de 110%, tandis que celle de Merck atteint un plus haut historique. Avec ces résultats positifs de phase 3, ce traitement pourrait être mis sur le marché dès 2027.
La maison mère d’Alphabet a émis 5,5 milliards de dollars australiens d’obligations kangourous lors de cette transaction inaugurale. Avec Amazon, elle est l’hyperscaler le plus actif hors de ses frontières avec près de 130 milliards de dollars émis depuis un an.
Le cours de Bourse du groupe chinois Unitree Robotics a bondi de 460% pour son premier jour de cotation à la Bourse de Shanghai, mercredi 19 août. Un moment historique pour le secteur de la robotique du pays, devenu un nouveau champ de bataille dans la rivalité technologique entre Pékin et Washington.
Les résidences étudiantes profitent de l'attention des investisseurs. Face aux besoins en logement des étudiants, loin d'être comblés, les investisseurs institutionnels et les sociétés de gestion peuvent se positionner sur ce segment avec un couple rendement/risque intéressant.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Les pays du Golfe multiplient les projets pour contourner le passage stratégique, désormais sous la menace permanente de l'Iran, qui veut en garder le contrôle
Dans un message, le ministre de l’Intérieur a annoncé qu’il préparait un nouveau texte prenant en compte les retours du Conseil constitutionnel pour la pseudonymisation généralisée des agents
Le choix de Heidi Overton pour prendre la tête de l'agence américaine du médicament risque de crisper plusieurs camps, jusque chez les antivax les plus fervents