Les métiers liés à la gestion du risque et au contrôle auront le vent en poupe en 2008

A contrario, l’année s’annonce moins réjouissante pour les secteurs de la recherche quantitative, les agences de notation et l’immobilier
Virginie Deneuville

Quels seront les secteurs financiers porteurs en 2008 au sein de l’Hexagone ? En dépit de perspectives incertaines et face à un optimisme mesuré des recruteurs, certains segments d’activité se placent sous de très bons auspices, selon un sondage réalisé en décembre par le site d’offres d’emploi eFinancialCareers.fr auprès d’une dizaine de professionnels de la finance. « L’ensemble des métiers de middle-back office, gestion du risque et contrôle seront incontournables », relève l’étude. De même, les métiers liés à la restructuration et à la dette distressed devraient également avoir de beaux jours devant eux.

Parmi les autres métiers prometteurs en 2008, la gestion d’actifs devrait conserver son «rôle de pilier de la Place parisienne». «Le marché français de la gestion pour compte de tiers, leader en Europe, maintient depuis quatre ans un taux de croissance à deux chiffres et devrait continuer sur ce rythme en 2008», estime eFinancialCareers.fr. Par ailleurs, l’engouement pour l’investissement socialement responsable ne se dément pas, les investisseurs interrogés étant de plus en plus nombreux à vouloir s’y intéresser. Enfin, le capital-risque devrait bénéficier d’un environnement favorable, grâce à l’accompagnement du financement et du développement des PME, l’une des priorités du gouvernement.

De l’autre côté du spectre, plusieurs segments d’activité doivent se préparer à une année difficile. Tel est notamment le cas des agences de notation, qui, placées dans la ligne de mire des banques, voient leur cote de confiance se dégrader et « pourraient être punies d’une manière ou d’une autre par celles qui payent très cher leurs services », selon l’un des professionnels interrogés, Robert Half Banque& Assurance.

De même, la recherche quantitative, « vedette du début de l’année 2007 », a subi un sérieux revers à la suite de la crise des marchés subprime. « L’éventuelle rédemption pour ces analystes quantitatifs serait sans doute la gestion des risques à condition toutefois d’accepter une sérieuse dépréciation salariale, y compris un bonus largement rogné », note eFinancialCareers.fr. Dernier segment sensible, l’immobilier, en ébullition depuis deux ans, « pourrait redescendre d’un cran en 2008 en raison d’un marché immobilier peu porteur et d’un durcissement des conditions de crédit ».

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