« Les mesures prises ne devraient pas avoir besoin d’être activées entièrement »
Philippe Weber, responsable des études économiques, et Eric Bertrand, directeur taux et crédit chez CPR AM
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Laure Closier
L’Agefi: L’Europe se mobilise pour sauver la zone euro, pensez-vous que le plan soit suffisant?
Philippe Weber: Le plan de soutien mis en place par les autorités européennes et le FMI est historique. Les 750 milliards d’euros mis sur la table représentent 47% du PIB cumulé de la Grèce, de l’Irlande, du Portugal et de l’Espagne; ajoutés au plan d’aide à la Grèce déjà lancé (110 milliards), ils couvrent la totalité des besoins de financement (déficit+intérêts+ renouvellement de la dette échue) de ces pays jusqu’en 2013. La BCE a accepté d’acheter des obligations souveraines sur le marché secondaire pour en normaliser le marché. Les mesures prises par les autorités européennes ont rassuré les marchés et ont permis aux places financières de rebondir. A terme, la confiance devrait se rétablir. En principe, les mesures qui ont été prises ne devraient pas avoir besoin d’être activées entièrement, ce qui est rassurant.
Les taux se sont fortement détendus. La situation est elle pérenne?
Eric Bertrand: Les taux d’Etat grecs, portugais, espagnols et irlandais ont fortement rebaissé suite à l’annonce du plan et surtout sous l’effet d’achat de titres d’Etat de ces pays par la BCE. Dans le même temps, les taux allemands, et dans un moindre mesure français, se sont tendus, abandonnant une partie de la prime à la qualité dont ils avaient bénéficié ces derniers jours. La publication du détail du plan permettra d’apprécier l’ampleur de la convergence des taux entre l’Allemagne et les pays les plus endettés. Plus la solidarité sera forte, plus cette convergence sera grande et plus elle sera durable. En outre, l’intensité des plans de rigueur annoncés pour réduire le désendettement pourrait freiner, voire briser, le redémarrage de la croissance, maintenant les taux d’intérêts sur de bas niveaux.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
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