Les ménages américains se confrontent au défi de la «taxe pétrolière»

Avec la hausse du prix du baril, la part des revenus consacrés à l’énergie approche de ses plus hauts depuis 2008
Nuno Teixeira, Schroders

Parmi les différentes hypothèses de croissance économique que l’on pourrait échafauder pour les Etats-Unis en 2012, un environnement assombri par l’accélération des prix de l’énergie, notamment ceux du pétrole, ne peut être écarté. Il est en effet aisé d’imaginer l’impact d’une escalade de la crise liée au développement par l’Iran de son programme nucléaire, notamment si Israël devait se décider à bombarder des installations sur le sol iranien. Selon toute vraisemblance, ceci conduirait à propulser le prix du baril de pétrole au-delà des 200 dollars cette année, un niveau suffisant pour plonger de nouveau l’économie américaine en récession.

L’augmentation des prix du pétrole a déjà affecté le revenu disponible des ménages dans beaucoup de pays industrialisés, le prix du baril ayant d’ailleurs retrouvé ses plus hauts en euros ou en livres sterling. A mesure que les prix du pétrole - et ceux des carburants - se rapprochent, en dollars, des niveaux observés lors du printemps arabe en 2011, l’impact se fait également de plus en plus sentir sur les ménages américains.

Le graphique ci-contre montre que le prix des carburants se rapproche de ses plus hauts de 2008 et que les coûts de l’énergie totalisent désormais près de 5,7% du revenu disponible des ménages américains (contre 4,5% début 2009). Ce phénomène agit comme une véritable taxe à laquelle les Américains sont particulièrement sensibles et dont il convient de ne pas sous-estimer l’impact dans les projections de croissance pour les Etats-Unis.

nuno.teixeira@schroders.com

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