Les membres du " Panel Allocation " privilégient le statu quo dans leurs portefeuilles
D’un mois sur l’autre, le Panel Allocation d’actifs semble relativement inchangé avec une quasi-stabilité, tant de la part actions (44 %) que de la poche obligataire (45 %). Pourtant, une tendance se dessine nettement. En effet, sur les onze répondants du mois, sept se sont renforcés en actions, il est vrai très légèrement de 1 point, pour Schroders et BNP Paribas, à 7 points pour Allianz Global Investors.
Désormais trois panélistes (Credit Suisse, Fortis et Robeco) consacrent plus de 50 % de leur portefeuille aux actions. Ce mouvement s’accompagne d’une moindre sous-pondération des actions par rapport au propre benchmark des intervenants. Alors que les Bourses sont reparties à la hausse à la faveur d’indicateurs économiques meilleurs qu’attendu, les gestions ne veulent pas manquer l'éventuelle poursuite du rebond.
Du côté des obligations, la tendance inverse s’amorce. Si près des deux tiers des gestions continuent à surpondérer les obligations, la majorité commence à s’alléger. Ce mois-ci, six gestions ont réduit en moyenne de trois points leur pondération. La dernière enquête Merrill Lynch faisait le même constat, plus accentué, puisque pour la première fois depuis août 2008 l’enquête révélait une sous-pondération des obligations. Pourtant, les membres du « Panel Crédit » se renforcent toujours sur cette classe d’actifs (lire le Panel Agefi Crédit).
Signe de la relative confiance des investisseurs et du manque d’attractivité du monétaire, la part de cash diminue de mois en mois (voir graphe). Notamment, BNP Paribas s’est allégé de 3 points et Robeco de 2 points. Un mouvement qui profite aux actions, mais aussi aux actifs alternatifs.
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