Les mauvais indicateurs américains mettent à mal les espoirs de reprise
La fin du crédit d’impôt aux Etats-Unis a fait s’effondrer les ventes de logements. Le PIB pour le premier trimestre a été révisé à la baisse à 2,7 %
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Laure Closier
Les statistiques délicates s’enchaînent pour les Etats-Unis. Les ventes de logements neufs ont chuté de 32,7% en mai mettant fin à deux mois d’affilée de hausse. Une forte baisse prévisible après l’arrêt des mesures d’incitations fiscales pour soutenir les ventes de logements, qui fait planer le doute sur la reprise américaine. Avec 300.000 ventes en rythme annualisé, contre 446.000 (révisé) en avril, il s’agit de la plus forte baisse jamais enregistrée en pourcentage depuis que le lancement de cette série statistique en 1963. Dans la même veine, les ventes de logements anciens ont baissé de 2,2% en mai. Le nombre de mises en chantier aux Etats-Unis a lui aussi reculé en mai, tombant à un plus bas de cinq mois.
«Les dernières données de ventes de logement, affreuses aux Etats-Unis indiquent à quel point le secteur a été dopé artificiellement pour se rétablir. Retirez le stimulus et le château de cartes s’effondre», commente Albert Edwards analyste chez SG CIB. Pour ce dernier, le marché immobilier américain ne s’est jamais vraiment redressé. «Avant même la fin du crédit d’impôt en avril dernier, les prix avaient déjà commencé a baisser», explique-t-il. L’analyste s’appuie sur le S&P/Case Shiller en données brutes c’est-à-dire non ajustées par rapport aux saisons. Ce dernier indique en effet que la hausse des prix est enrayée depuis juillet 2009 et que ces derniers sont en baisse depuis février 2010.
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