«Les marchés sous-estiment les obstacles à des rachats de dette souveraine»
Frédérik Ducrozet, économiste senior chez Crédit Agricole CIB
Publié le
Patrick Aussannaire
-L’Agefi : Quelles conditions pourraient amener la BCE à annoncer un programme de rachats de dettes d’Etat?
- Frédérik Ducrozet : La BCE est transparente sur les facteurs susceptibles de déclencher un élargissement de ses programmes de rachats d’actifs – une dégradation des perspectives d’inflation et/ou l’incapacité des mesures existantes à gonfler la taille de son bilan – mais cela ne signifie pas pour autant que la prochaine étape consistera à racheter des titres de dette publique. Les marchés sous-estiment les obstacles politiques et pratiques à la mise en œuvre d’un tel programme de QE souverain, mais aussi la capacité de la BCE à innover. En l’absence d’un choc économique majeur, il est plus probable que la BCE commence par intervenir sur d’autres marchés de dette privée, comme les obligations d’entreprises.
- Serait-il suffisant pour atteindre son objectif de taille de bilan?
- Un programme de rachats d’obligations d’entreprises augmenterait l’univers d’intervention de la BCE de près de 1.000 milliards d’euros (1.300 milliards de titres éligibles et non mobilisés comme collatéral, dont certains émis en devises étrangères). Si ce n’est pas suffisant et qu’un consensus émerge au sein du Conseil des gouverneurs pour prendre davantage de risque de crédit, rien n’empêche la BCE, en théorie, de racheter d’autres actifs tels que les obligations bancaires non sécurisées (2.000 milliards d’euros éligibles) voire des prêts non titrisés (plus de 1.000 milliards d’euros éligibles). La composition et le calendrier de ces programmes seront dictés par les données: une nouvelle baisse de l’inflation n’est pas exclue à court terme, ce qui forcerait la BCE à accélérer la cadence.
La société d’investissement boucle son septième fonds à 3,9 milliards d’euros, contre 3 milliards initialement visé. Il succède à un vintage de 2,3 milliards en 2023.
Avec 314 milliards d'euros d'actifs hors unités de compte, CNP Assurances maintient une exposition délibérément contenue à la dette privée, autour de 4% de son allocation. Sa directrice des investissements France défend une approche pragmatique sur une classe d'actifs qu'elle juge mal servie par les débats récents.
Martin Baguet vient de rejoindre Arkéa Asset Management en tant que gérant allocation/multigestion. L’intéressé vient de Partners Capital, où il était senior investment associate. Avant cela, Martin Baguet a travaillé trois ans comme gérant de portefeuilles au sein d’UBS La Maison de Gestion. Encore avant, il était analyse au sein d’UBS Wealth Management.
L'Organisation internationale des commissions de valeurs a entre autres approfondi les sujets de la gouvernance et de la supervision de la valorisation des fonds ouverts.
Le gestionnaire d’actifs espagnol va s’appuyer sur la solution Goodway Ratings afin d’évaluer le degré de conformité du fonds vis-à-vis des critères d’éthique chrétienne.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
Selon plusieurs sources américaines citées par Axios, Donald Trump aurait reproché à Benjamin Netanyahu l'escalade militaire menée par Israël au Liban, lundi 1er juin. Celle-ci pourrait mettre en péril les négociations en cours avec l'Iran
Si le philosophe et psychanalyste Cornelius Castoriadis critiquait en août 1998 les Balladur, Bérégovoy et autres Chirac en pointant le « devenir nul de la politique », que dirait-il aujourd'hui de la trentaine de candidats à l'élection présidentielle ?
Lundi 1er juin, Bruxelles a trouvé un accord sur la création de centres de rétention en dehors de l'Europe pour y renvoyer les migrants en situation irrégulière