Les marchés ont sans doute pris un peu trop d’avance pour passer l’été sereinement
explique Claire Chaves d’Oliveira, gérante actions européennes chez Groupama AM
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Bruno de Roulhac
L’Agefi : Pourquoi anticipez-vous une stagnation des marchés actions d’ici à la fin de l’année ?
Claire Chaves d’Oliveira : Nous avons une vue pessimiste sur les profits des entreprises depuis de nombreux mois, puisque nous attendons une baisse de 30 % en 2009 après déjà une première chute de 30 % en 2008 (DJ EuroStoxx). La relative bonne nouvelle est que nous n’avons pas dégradé ces chiffres depuis trois mois, ce qui est presque positif dans un contexte ou la moindre inflexion de tendance est scrutée de très près. Le consensus des analystes nous rejoint petit à petit, avec l’inertie qui lui est propre. La réalité de la situation économique et financière est en ligne avec nos attentes, elle-même plutôt en phase avec les hypothèses retenues pour le fameux « stress test » et compatible avec les niveaux de marché actuels… mais pas au-delà.
Qu’attendez-vous des publications semestrielles de cet été ?
Il nous semble que le rebond de ce printemps est difficilement réconciliable à court terme avec la chute des profits 2009 que nous envisageons. La reprise des bénéfices devrait être plus tardive que ce que les marchés espèrent, et les publications du deuxième trimestre l’occasion de déceptions, comme le montrent les premiers profit warnings. Les marchés anticipent toujours, mais ils ont sans doute pris un peu trop d’avance pour passer l’été sereinement. De trop grandes déceptions seraient de nature à refroidir l’appétit pour le risque réapparu ce printemps, or, cet appétit est nécessaire pour absorber les nombreux appels au marché qui sont encore prévus dans les prochaines semaines…
Les taux longs atteignent des niveaux inédits depuis parfois des décennies aux Etats-Unis, comme en Europe et au Japon, avec une repentification des courbes. La poursuite du conflit au Moyen-Orient fait craindre une inflation persistante tandis que les trajectoires budgétaires ne s’améliorent pas. Le rendement de l’OAT 10 ans a atteint 4,06%.
Les économistes de l’institution monétaire ont décrit les mécanismes qui mènent les innovations de rupture à des corrections de marché. L’euphorie autour de l’IA n’y échappera pas, avec des conséquences pour l’économie européenne.
Au-delà de la sanction éventuelle de la Cnil, les contribuables concernés pourraient demander réparation à la DGFiP, en s’appuyant notamment sur la jurisprudence européenne relative au préjudice d’anxiété.
Le chiffre d'affaires d'Anthropic a été multiplié par 14 au deuxième trimestre par rapport à la même période l'an dernier, a-t-il indiqué à ses investisseurs.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
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