Les marchés de bureaux allemands tirent leur épingle du jeu

A Munich, Hambourg et Francfort, l’activité locative et l’investissement sont en croissance. Mais leur taille reste limitée
Violaine Le Gall

Les neuf grands marchés européens de bureaux ont subi en moyenne une baisse de 5% de l’activité au premier trimestre, sur un an glissant, à 6,3 millions de m² placés, d’après BNP Paribas Real Estate Research. Ils ont en fait connu des évolutions très contrastées, à l’image de l'évolution de l’activité économique en Europe. A Munich, la demande placée a bondi sur un an de 38%. Francfort est l’autre ville suivie par BNP Paribas Real Estate Research à enregistrer une progression de son marché, de 2%. A l’opposé, Milan subit un repli de 26% de l’activité locative et Madrid une baisse de 20%. Les marchés les plus importants en taille ne sont pas épargnés. Dans les quartiers d’affaires de Londres, la demande placée a chuté de 25% au premier trimestre sur un an glissant. Le marché parisien ralentit de 3%.

Le dynamisme du marché locatif déterminant l’appétit des investisseurs, les engagements dans les bureaux des grandes villes européennes sont eux aussi très hétérogènes. Les investissements ont bondi de 175% sur un an à Munich, de 47% à Hambourg et de 26% à Francfort. Ces marchés restent cependant de petite taille. Le total des transactions dans ces trois villes représentent moins de 40% des engagements dans les quartiers d’affaires londoniens, stables au premier trimestre 2012. La capitale britannique a compté pour 44% des investissements dans les métropoles européennes au premier trimestre, sur un an glissant, et le marché parisien pour 33%. Les taux de rendement

«prime», c’est-à-dire des actifs de la meilleure qualité, sont restés stables au premier trimestre, compris entre 4% à Londres et 6,25% à Bruxelles.

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