Les marchés d’actions émergents évoluent en ordre dispersé
Les marchés actions des pays émergents offrent de forts contrastes. Globalement, l’indice MSCI Marchés émergents affiche certes une progression limitée de 4% depuis le début de l’année, mais marginalement inférieure à celle des indices S&P 500 et EuroStoxx, en hausse de 6% et 5%, et bien supérieure à celle du Nikkei japonais qui corrige de 6% après avoir signé la plus forte hausse sur 2013. D’autant que sur les trois derniers mois, l’indice émergent a rebondi de près de 9%, soit une performance supérieure de 4 points à celle du S&P 500 et de l’EuroStoxx. «Au bout du compte, les quatre principales banques centrales restent sur un mode accommodant», rappelle UBS.
Pourtant, cette performance masque de fortes disparités au sein de l’univers émergent. Tirée notamment par les espoirs suscités par l’élection de Narendra Modi comme Premier ministre du pays, l’Inde a vu son indice s’envoler de 17% depuis le début de l’année et de 32% sur un an. Non loin derrière, l’Indonésie affiche une performance de 16,5% au premier semestre. «Après avoir traversé une dépréciation de leurs devises l’an dernier, l’Inde et l’Indonésie sont ressorties meilleures et plus fortes», explique BNP Paribas IP. Sur fond de retour des capitaux au sein des deux économies, la roupie indienne s’est appréciée de 3% contre dollar sur 2014, alors que la devise indonésienne est quant à elle restée stable, avec une légère hausse de 1%.
Le retour du calme en Turquie, permettant à la banque centrale d’assouplir sa politique monétaire, a nourri un rebond des actions de plus de 18% cette année. L’indice MSCI brésilien a lui progressé de 8%. A contrario, l’indice MSCI Chine a corrigé de 4,5% depuis le début de l’année, à peine moins que l’indice russe, de 5,2%.
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