Les marchés continueront à progresser corrigeant ainsi en partie les excès de 2008
L’Agefi : Parmi les plus optimistes du panel, ne craignez-vous pas une retombée des marchés actions dans les prochaines semaines ?
Olivier Lazar : En février, nous avions imaginé, un peu tôt, que les investisseurs retrouveraient le chemin de la confiance, après des excès de pessimisme évidents et une forte capitulation des acteurs. Les marchés ont fortement rebondi par rapport à des niveaux qui valorisaient un cataclysme dû au risque de défaut du système bancaire. Le « rally de bear market » a eu lieu et une période de consolidation nécessaire est en cours. La baisse de la volatilité renforçant la sérénité des marchés, ils continueront à progresser corrigeant ainsi en partie les excès de 2008.
La chute du PIB européen au premier trimestre vous incite-elle à plus de prudence ?
Envisager une hausse des marchés n’est pas synonyme de spéculation ou d’imprudence. Depuis des mois, avec une forte volatilité, il y a eu une aversion pour le risque que ce soit sur le marché des obligations corporate ou des actions. Les mauvais chiffres macro du début de l’année ne sont en rien surprenants et l’amélioration de la conjoncture ne se produira que dans plusieurs mois, mais ce que l’on espère aujourd’hui, c’est un ralentissement de la destruction de valeur et que certains signes d’amélioration se profilent à l’horizon. Les marchés obligataires commencent à se normaliser comme le prouve la réduction des spreads. Nous aurons dans les mois à venir, une économie psychologiquement pesante, mais les entreprises pourront recommencer à tenir des discours plus serein. Nous restons donc optimistes sur les valorisations, mais toujours extrêmement sélectifs et vigilants.
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