«Les marchés actions nous apparaissent clairement sous-évalués»

Denis Lehman et Françoise Labbé, gérants chez Aviva Investors France
Bruno de Roulhac

L’Agefi : Dans la poche obligataire, quels actifs préférez-vous ?

Denis Lehman : Les taux souverains allemands nous paraissent surévalués, notamment sur la partie courte de la courbe. Le niveau très bas du Bund 2 ans est le reflet d’une forte aversion pour le risque que nous ne partageons pas. Sur les dettes souveraines européennes, nous recherchons de la performance par le biais de l’allocation pays, avec notamment la surpondération de la Belgique contre la France. Nous préférons également l’Italie à l’Espagne. Sur les dettes d’entreprises, notre vision fondamentale est désormais plus défensive. Le rally des deux premiers mois de l’année a porté certains secteurs sur des niveaux que nous jugeons élevés. Pour des raisons de valorisation, nous restons toutefois toujours positifs sur les financières, estimant qu’un potentiel subsiste encore.

Pourquoi rester agressif sur les actions, alors que les Bourses consolident actuellement?

Françoise Labbé: La consolidation actuelle est le reflet de la divergence qui existe entre, d’un côté le monde politique qui doit affronter la crise des dettes souveraines, et de l’autre côté le monde des entreprises qui, à notre sens, se porte très bien. Le risque souverain exacerbé à l’envi par une catégorie d’investisseurs a entraîné une désaffection pour les marchés actions. Ces derniers nous apparaissent clairement sous-évalués au regard des fondamentaux des entreprises. Nous continuons de penser que toute consolidation constitue un point d’entrée attractif pour des investisseurs de long terme.

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