« Les marchés actions demeurent toujours sur des niveaux de valorisation bas »
Matthieu Grouès, directeur des gestions chez Lazard Frères Gestion
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Bruno de Roulhac
L’Agefi : Pourquoi continuez-vous à faire preuve de tant d’optimisme sur les marchés actions alors que la reprise économique tarde à arriver et que l’EuroStoxx 50 a déjà rebondi de 29 % depuis un an ?
Matthieu Grouès : C’est seulement en Europe que la reprise économique tarde ! Ailleurs, les chiffres de croissance ont été très forts au quatrième trimestre 2009 et la plupart des indicateurs d’activité des entreprises restent au beau fixe. Ceux-ci ont nettement accéléré dans la zone euro tant pour le secteur manufacturier que pour les services. Même l’Espagne et l’Irlande voient ces indicateurs revenir en zone d’expansion. Les chiffres du premier trimestre seront décevants, mais essentiellement à cause de la rigueur exceptionnelle de l’hiver. Au delà, tout laisse penser à une accélération de l’activité. Globalement, les marchés actions, toujours sur des niveaux de valorisation bas, vont continuer d’en bénéficier.
Quelles zones géographiques privilégiez-vous pour vos investissements en actions ?
La zone euro et le Japon qui vont rattraper leur retard. La première parce qu’elle a nettement sous-performé par rapport aux autres marchés à cause des inquiétudes sur la Grèce. La facilité de financement en cours d’élaboration devrait lui permettre de se financer sur l’année à venir, le temps de commencer à réduire son déficit et de retrouver la confiance des marchés. L’exécution budgétaire du premier trimestre 2010 est encourageante. Le retard du Japon est plus ancien, mais il a commencé à se combler depuis fin novembre. L’environnement économique très dynamique devrait permettre une poursuite du mouvement.
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”.
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
La «Visa Stablecoin Platform» permettra la détention, l'échange et l'émission de stablecoins. Elle sera accessible en version bêta à une sélection de clients dans un premier temps.
L’Autorité des marchés financiers objective dans un document de travail l’attrition de la place de Paris, chiffrant la baisse du nombre d’émetteurs sur Euronext Paris et Euronext Growth, ce marché enregistrant un recul depuis 2024.
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L’exécutif étudie une baisse de 10 centimes par boîte du prix du paracétamol. Une idée qui ferait économiser 30 millions d’euros à l’Assurance maladie sur un an
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