Les investisseurs trouvent du rendement dans les opérations de développement
Les ventes en l'état futur d’achèvement (Vefa) par des développeurs à des investisseurs ont nettement repris l’an dernier pour atteindre 18% des montants investis en Ile-de-France. Jones Lang LaSalle a identifié 17 opérations de ce type, contre 12 en 2010 et 4 en 2009. Les Vefa en blanc, c’est-à-dire non pré-louées, ont connu un très fort redémarrage. 12 développements en blanc ont été lancés l’an dernier, contre 4 en 2010. Ils se situent principalement dans les quartiers les plus recherchés, à Paris et dans la Première couronne. Malgré ces progrès, le marché n’a pas retrouvé son niveau historique de 20 opérations de Vefa en blanc par an, relève Jones Lang LaSalle dans une étude publiée début mars.
La recherche de rendement explique l’intérêt porté aux opérations en Vefa. Les développements pré-loués dans les zones les plus recherchées offrent une marge de 25 à 50 points de base au-dessus des taux de rendement offerts par les immeubles déjà construits et loués. La marge grimpe à 125 à 200 pb pour les programmes en blanc, estime Jones Lang LaSalle. Ainsi, une Vefa pré-louée assurera un rendement de 5,25-5,75 % dans le quartier central des affaires de Paris et de 5,75-6,50 % dans la première couronne. Et une opération en blanc en première couronne offrira jusqu'à 7,25-8,25 %.
Pour 2012, le conseil en immobilier a déjà identifié 5 à 6 Vefa en Ile-de-France qui devraient se conclure au premier semestre. Viveris Reim a notamment acquis un programme de bureaux pré-loués à Boulogne-Billancourt et Amundi Immobilier s’est positionné sur un immeuble dans le 14e à Paris également pré-loué. L’intérêt des investisseurs risque toutefois d'être freiné par la politique restrictive dans l’attribution des prêts, prévient le conseil.
{"title":"","image":"78062»,"legend":"immobilier Ile-de-France»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
EDF se désengage des énergies renouvelables en Amérique du Nord
L’énergéticien français a conclu un accord avec KKR en vue de lui céder un portefeuille d’actifs d’une capacité nette totale de 5,6 gigawatts. -
Les cinq motifs d’inquiétude sur la bulle IA
Les valeurs technologiques ont connu une nouvelle semaine difficile, notamment les semi-conducteurs en Corée. Elles restent néanmoins à des niveaux élevés et beaucoup d’investisseurs misent toujours sur le secteur. Mais les défis s’accumulent. -
La guerre en Iran relance l’intérêt des obligations indexées sur l’inflation
Même si les obligations indexées sur l’inflation ont pu connaître des périodes décevantes, comme entre 2010 et 2019, des investisseurs les ont intégrées dans leur allocation structurelle. -
«Nous continuons de penser qu’une hausse des taux Fed est probable»
Thomas Brulat-Aulan, directeur de la gestion taux listed assets chez Sienna IM. -
«Nous sommes restés à l’écart des émissions des hyperscalers»
Alexandre Stoessel, responsable gestion obligataire chez Scor IP -
«La hausse des marchés est portée par la croissance des résultats»
Thibault Dorlet, CFA, Senior Multi-Asset Portfolio Manager chez Candriam.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- Amundi dévoile sa stratégie pour devenir un géant d'Asie
- BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- Mubadala Capital veut s’offrir Pierre & Vacances sous conditions très strictes
- Generali Investments renforce ses forces commerciales en France
- Léa Dunand-Chatellet prend la direction générale de Mirova
Contenu de nos partenaires
-
La Fabrique de l'OpinionPrésidentielle : les villes moyennes au cœur du récit national
Brice Soccol : « Ce n’est plus seulement l’opposition entre villes, péri-urbanité et campagnes qui structure la géographie électorale française, mais la capacité des territoires à offrir des perspectives de mobilité sociale, d’emploi et de qualité de vie » -
L'été sera chaudLe pays brûle, les candidats regardent ailleurs
Malgré l'ampleur de l'épreuve vécue par la quasi-totalité du pays, les prétendants à l'Elysée n'ont effectué que des ajustements à la marge de leur campagne. Le débat n'a pas dépassé le stade de savoir s'il fallait climatiser le pays -
Vieux démonsAprès l'accord israélo-libanais, le spectre d'une occupation israélienne sans fin du Liban
Israël et le Liban ont signé un accord historique à Washington, mais son application dépend d'un improbable désarmement du Hezbollah