Les investisseurs misent sur les bureaux franciliens les plus cotés
Ils souhaitent ainsi profiter de la baisse des prix tout en s’immunisant contre la diminution de l’activité locative dans les zones périphériques
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Violaine Le Gall
L’investissement dans l’immobilier de bureaux se réveille en Ile-de-France. Au troisième trimestre, le volume engagé a bondi de 85% par rapport à la période précédente, d’après BNP Paribas Real Estate. Surtout, les opérations supérieures à 50 millions d’euros sont réapparues alors que l’absence de financement empêchait leur réalisation depuis plusieurs mois.
Sept transactions de plus de 50 millions ont eu lieu entre juillet et septembre, dont quatre de plus de 100 millions. Ces opérations de taille significative ont représenté 70% du volume total au troisième trimestre. La fin de l’année pourrait être marquée par d’autres cessions de taille. HSBC a annoncé hier être en négociations exclusives avec la filiale d’un OPCI français pour la cession de son siège parisien. Sa valeur serait comprise entre 300 et 400 millions d’euros.
«Pour la première fois de l’année, plusieurs grandes opérations ont été enregistrées hors de Paris», relève BNP Paribas Real Estate. Outre leurs tailles, ces transactions ont plusieurs points communs. D’abord, les acquéreurs sont principalement français et allemands. Ensuite, elles portent sur des biens très sécurisés, c’est-à-dire bien situés et bien loués car elles sont les seules à être finançables.
L’appétit pour des immeubles de bonne qualité a provoqué un retour de la concurrence dans le quartier central des affaires (QCA) de Paris. Ainsi, le taux de rendement sur les actifs de la meilleure qualité a légèrement baissé dans cette zone.
En revanche, les investisseurs délaissent toujours les bureaux de moins bonne qualité ou situés dans des zones périphériques. De fait, ces secteurs souffrent gravement du recul de l’activité locative (voir tableau ci-contre). Ainsi, le taux de rendement moyen dans la deuxième couronne ressort à 9,6% contre 6,2% dans Paris QCA.
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