Les investisseurs européens augmentent leur allocation directe dans l’immobilier
Ils souhaitent ainsi mieux surveiller leurs investissements. Prudents, ils concentrent leurs engagements sur les grands marchés européens
Publié le
Violaine Le Gall
A Paris (voir tableau ci-contre), comme sur les autres grands marchés immobiliers européens, les transactions réalisées par des investisseurs montrent des signes de reprise. Elles ont augmenté de 7,2% au quatrième trimestre 2009 d’après l’indice européen de BNP Paribas Real Estate.
Les investisseurs, refroidis par la crise financière, sont cependant encore prudents. Ils n’envisagent pas de faire évoluer leur allocation globale dans cette classe d’actifs, d’après une enquête réalisée par l’Inrev, l’association européenne des investisseurs dans les fonds immobiliers non cotés. En 2010, les fonds que les sondés mobilisent pour l’immobilier européen devraient rester stable à 9%. En revanche, leur façon d’investir dans cette classe d’actifs devrait sensiblement évoluer. Alors que 63% d’entre eux prévoyaient d’augmenter leur allocation dans les fonds immobiliers non cotés l’an dernier, ils ne sont plus que 49%. De fait, les institutionnels et les fonds de pension veulent à présent mieux surveiller leurs investissements. 40% d’entre eux, contre un peu plus de 30% l’an dernier, prévoient ainsi d’augmenter leurs allocations dans les joint-ventures sur les deux prochaines années. Ils sont aussi plus nombreux à relever la part de leurs fonds dédiés aux investissements immobiliers directs.
Echaudés par la crise financière, les investisseurs souhaitent enfin limiter le risque sur leur allocation immobilière. Ils misent donc sur la proximité. L’Europe de l’Est, qui figurait parmi les dix zones préférées des investisseurs l’an dernier, est sortie du palmarès en 2010. Les bureaux britanniques et français restent les segments privilégiés.
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