Les investisseurs étrangers se repositionnent en force sur les actifs américains
Alors que la Chine a allégé son portefeuille de Treasuries, le Royaume-Uni, le Japon et les pays exportateurs de pétrole en ont massivement acheté
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Violaine Le Gall
Les actifs américains à long terme ont massivement attiré les investisseurs étrangers en novembre dernier. Les non-résidents en ont acquis pour un montant très élevé, jamais vu depuis octobre 2007. Ainsi, 126,8 milliards de dollars d’actifs ont été achetés en net par des étrangers en novembre dernier, d’après le département du Trésor américain. La situation de ce mois contraste fortement avec octobre, mois durant lequel seuls 19,3 milliards de dollars de titres longs avaient été captés en net par des non-résidents. Ces derniers se sont principalement intéressés aux titres sans risque, à savoir les obligations d’Etat et celles des agences gouvernementales. Ces achats ont été réalisés dans un contexte d’inquiétude au niveau mondial, des pays tels que Dubaï et la Grèce ayant alors secoué les marchés. Les Etats-Unis montraient parallèlement des signes de reprise.
La Chine reste le premier détenteur de Treasuries, pour 789,6 milliards mais a réduit son exposition de 9 milliards par rapport à octobre. Le portefeuille chinois d’obligations d’Etat américaines est à son plus bas niveau depuis juin dernier. A l’inverse, le Royaume-Uni, le Japon, et les pays exportateurs de pétrole ont fortement augmenté leur allocation en Treasuries. Ainsi, le Royaume-Uni en a acquis pour 47 milliards de dollars.
Sur l’ensemble des actifs, courts et longs, les flux vers les Etats-Unis sont également positifs. Ils ressortent à 26,6 milliards de dollars, contre une sortie de 25,4 milliards le mois précédent. Ces flux sont surtout le fait des investisseurs privés. De fait, les comptes officiels, qui intègrent les banques centrales, ont pour leur part vendu 300 millions de dollars de titres américains en novembre.
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