Les investisseurs attendent que la Fed leur livre des indices sur ses intentions
Le président de la banque centrale américaine Ben Bernanke doit s’exprimer aujourd’hui devant le Congrès
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Antoine Duroyon
La dernière édition du Livre beige, livrée hier soir, dépeint une croissance américaine se poursuivant à un rythme toujours «modéré». Ce document, qui compile les données en provenance de 12 banques régionales et qui couvre la période de début avril à fin mai, indique que l’activité industrielle «a continué de se développer dans la plupart des régions», à l’exception de Philadelphie, St. Louis et Richmond. Les industriels s’inquiètent toutefois «qu’un ralentissement en Europe et l’incertitude politique aux Etats-Unis puissent affecter leurs décisions futures».
«Les dépenses de détail ont été entre stables et modestement positives dans presque toutes les régions», a poursuivi la Fed, et «la demande pour les services non financiers a été généralement entre stable et légèrement plus forte que lors du précédent rapport». En ce qui concerne la situation de l’emploi, le Livre beige note que les embauches ont été «constantes ou ont montré une hausse modeste». Une analyse du marché en contradiction avec les données du département du Travail qui ont révélé un recul de la croissance des embauches dans le secteur privé en mai. Soit le quatrième mois consécutif de baisse.
Selon le Livre beige, «les perspectives économiques restent positives, mais les interlocuteurs étaient légèrement plus réservés quant à leur optimisme». Avec ce tableau d’une croissance américaine toujours fragile, les investisseurs vont chercher du côté des représentants de la Fed d'éventuels indices sur les intentions de la banque centrale. Les divergences restent d’actualité, selon les déclarations recueillies ces derniers jours. Le président de la Fed d’Atlanta, Dennis Lockhart, a estimé mardi qu’une prolongation de l’opération Twist était «sur la table». CitiFX juge toutefois qu’une extension temporaire de ce programme ne devrait pas provoquer la réaction pleine et entière que la Fed attend.
A l’opposé, le faucon Jeffrey Lacker, président de la Fed de Richmond, a estimé hier qu’un assouplissement monétaire additionnel n’apporterait pas grand chose à un marché américain du travail enrayé par des problèmes structurels de long terme, comme les disparités de compétences. Après la vice-présidente de la Fed Janet Yellen qui a appelé hier soir à Boston à de nouvelles mesures de soutien de l'économie, les regards seront tournés aujourd’hui vers Ben Bernanke, à deux semaines de la prochaine réunion du FOMC.
L'opération, concrétisée par le rachat de deux sociétés de gestion locales et une participation de 40% dans une autre, apportera au gérant américano-britannique environ 20 milliards d'euros d'actifs. Les deux groupes nouent aussi un partenariat commercial de long terme.
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