Les investissements dans les régions restent à la traîne de l’Ile-de-France
Seuls les biens les plus cotés trouvent preneur. Sur les autres, les taux de rendement devraient encore monter légèrement
Publié le
Violaine Le Gall
Contrairement à l’Ile-de-France où l’investissement repart légèrement malgré la faiblesse du marché locatif, les régions souffrent encore à la fois du repli du marché des utilisateurs et de l’investissement. Sur les neuf premiers mois de l’année, les locations de bureaux ont chuté de 27%, d’après les données de BNP Paribas Real Estate. Dans ce contexte peu porteur, les investisseurs ne s’intéressent plus qu’aux biens les plus cotés et les plus sécurisés. Du coup, les engagements chutent. A fin septembre, les investissements dans les bureaux en régions, de 400 millions d’euros, représentaient moins d’un quart du volume total de 2008. «La diminution des investissements en bureaux est particulièrement forte dans les marchés où les ventes promoteurs avaient été très nombreuses au cours des années précédentes. C’est notamment le cas de Nantes et Toulouse, deux marchés où les ventes promoteurs ont été inexistantes en 2009», précise le département recherche de BNP Paribas Real Estate.
Les taux de rendement «prime», c’est-à-dire sur les actifs les plus cotés, sont donc orientés à la hausse. Ils sont supérieurs à 7,50% à Bordeaux, Toulouse, Nantes et Strasbourg. Lyon fait exception. Malgré la baisse des transactions dans la ville, la conclusion de l’acquisition par Deka du Triangle Part-Dieu à 7% environ marque une baisse du taux de rendement. Cette tendance devrait se poursuivre sur les actifs de la meilleure qualité et les plus sécurisés qui recherchent particulièrement les investisseurs. En revanche, tempère BNP Paribas, les taux de rendement pour des actifs de seconde main, moins sécurisés ou localisés dans des zones moins cotées, devraient continuer à progresser, même si cette hausse sera limitée.
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