«Les injections de liquidités offrent un support important pour le crédit»
Erick Muller, directeur produits du pôle obligataire chez JPMorgan AM
Publié le
Patrick Aussannaire
L’Agefi : Quel est le potentiel supplémentaire de compression des spreads?
Erick Muller : La performance du marche du crédit euro de cette année est, pour beaucoup, due à la baisse des taux des obligations d’Etat de référence et à une réelle et profonde compression des spreads périphériques et financières. Bien sûr, les niveaux atteints sont désormais «serrés», la prime de risque créée par la crise de 2008 et 2011 s’est pratiquement complètement évaporée sur les indices agrégés. Mais nous continuons d’être constructifs et surpondérés sur les marchés du crédit en général et en particulier sur les ratings les plus bas de la catégorie investment grade (IG) ou les cross over. Ce sont surtout sur ces ratings que les opportunités de compression supplémentaire existent.
Quelle est votre stratégie dans ce contexte?
E. M.: Nous continuons de surpondérer le high yield, avec des flux investisseurs qui continuent d’être positifs, des taux de défauts très bas et de nouvelles émissions bien absorbées avec des credit metrics stabilisés. Par ailleurs, les injections actuelles et futures de liquidités par les banques centrales offrent un support important pour ces marchés. En Europe, sur la catégorie IG, la surpondération sur les financières reste d’actualité, mais nous n’hésitons pas à descendre dans la structure de capital des émetteurs et ceci sur les financières, comme sur des émetteurs industriels. Nous trouvons des niveaux de rendement encore intéressants, qui rémunèrent correctement le risque de crédit. Ces instruments bénéficieront pleinement des perspectives d’amélioration des ratings si la croissance repart. L’offre restera contenue durant l’été, mais nous en attendons davantage cet automne et nous aviserons alors selon les niveaux de spreads à l’émission de ces dettes subordonnées.
{"title":"","image":"81253»,"legend":"Panel cr\u00e9dits - JPMorgan AM - 15 juillet 2014","credit":""}
Washington et Téhéran estiment tous deux avoir progressé dans l’élaboration d’un protocole d’accord en 14 points, qui donnerait aux négociateurs 60 jours pour parvenir à un accord définitif.
L’armateur a enregistré un fort repli de ses performances en raison de la baisse des taux de fret sur les trois premiers mois de l’année. Les conséquences de la guerre s’annoncent incertaines.
Alliant blockchains privées et publiques, les banques et d'autres acteurs des marchés financiers testent différentes infrastructures pour s'essayer à la tokenisation. La blockchain Canton semble les attirer particulièrement.
L’Agence internationale de l’énergie (IEA) a averti que l’absence d’avancées sur la fermeture du détroit d’Ormuz pourrait faire entrer le marché en «zone rouge» cet été à cause de la réduction rapide des stocks.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Gabriel Attal et Edouard Philippe se rejoignent sur un point : il faut dénicher des figures neuves pour tourner la page d'une décennie de macronisme. Même s'ils ne parient pas sur la même méthode
Candidat potentiel mais pas candidat déclaré, le Garde des Sceaux avance ses positions sur l'immigration pour peser dans le débat de l'élection présidentielle
Electeurs et candidats sont suspendus à ce paradoxe inédit : la qualification du RN au second tour tient de la quasi-certitude alors que l'identité de son candidat reste inconnue